Textes inspirants

journaux.jpgJe n’aime pas recopier intégralement les textes des autres en guise de billet. Je viens de recevoir le dernier Bouc Émissaire par courriel qui contenait un excellent texte d’un homme que j’admire et qui porte le nom de Jean-Claude St-André. Je le diffuse ici et je compte ajouter d’autres excellents textes sur cette page au fil du temps que je jugerai pertinent de partager avec vous. Cette page me servira en même temps d’archives personnelles étant donné que j’ai trop eu d’ordinateurs qui m’ont lâchée prématurément.

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Louis Bernard, Daniel Turp, le mode d’accession à la souveraineté

Jean-Claude St-André
Candidat à la direction du Parti Québécois
TRIBUNE LIBRE mercredi 21 septembre 2005


J’ai lu et relu les lettres de MM. Louis Bernard et Daniel Turp publiées dans Le Devoir du jeudi 15 septembre ainsi que du vendredi 16 septembre derniers. Disons-le franchement : jamais nous ne parviendrons à construire le pays avec les plans et les démarches proposés par Louis Bernard et Daniel Turp.

Pourquoi? Parce que les deux hommes refusent tout simplement de prendre acte des gestes de ruptures posés par le gouvernement fédéral depuis 1982 et surtout depuis 1995…

Louis Bernard me fait penser à l’entraîneur en chef d’une équipe de hockey en finale de la Coupe Stanley. Imaginons un peu… c’est la septième partie, la partie décisive, deux périodes sont jouées. En première période, nous avons marqué un but, l’adversaire deux buts. Nous avons bien vu que l’adversaire a triché, mais nous fermons les yeux… En deuxième période, nous marquons un but et nos adversaires aussi. Cette fois, c’est clair… l’équipe des rouges a triché. L’équipe des rouges a joué avec deux fois plus de joueurs que ce que le règlement permet. L’arbitre ferme les yeux, il a été acheté par l’équipe des rouges. Qu’importe! notre entraîneur en chef va garder le même plan de match pour la troisième période que pour la deuxième. Et si, par miracle, nous parvenons à gagner la partie, notre entraîneur en chef prendra le temps de négocier la Coupe avec l’équipe des rouges plutôt que de se proclamer vainqueur. Deux mots me viennent à l’esprit pour décrire le plan de Louis Bernard… irresponsable et suicidaire!

Je suis étonné, estomaqué renversé même, de lire dans le texte de Louis Bernard l’affirmation suivante et je cite : dans l’éventualité d’une déclaration unilatérale d’indépendance « il sera impossible pour le Québec de prendre la relève et d’assurer la continuité des programmes et des services fédéraux puisqu’il n’aura ni l’information, ni les fonctionnaires, ni l’argent pour le faire. » Vraiment? J’ai peine à croire que c’est celui qui a exercé les fonctions de secrétaire général du gouvernement du Québec qui tient un pareil discours, un discours qui soulève des peurs et des craintes dans la population.

Il faut le dire haut et fort! Le Québec a la capacité d’assurer et aussi de mettre en œuvre tous les programmes et tous les services que la population du Québec aura décidé de se donner! Le Québec dispose d’une fonction publique compétente et de toutes les informations nécessaires en plus d’une organisation étatique capable de financer et de prendre en charge tous les programmes et les services fédéraux avant, pendant ou après la proclamation d’indépendance.

Je suis toutefois d’accord avec Louis Bernard sur un point : les juges de la Cour suprême stipulent clairement qu’avant de procéder à une déclaration d’indépendance, le gouvernement du Québec a l’obligation constitutionnelle de négocier.

Pour le reste, nous sommes totalement en désaccord. La même obligation est faite au gouvernement fédéral, mais il a déjà répondu par sa Loi sur la clarté référendaire : il ne reconnaîtra pas le résultat du référendum, et donc il ne négociera pas! J’en ai pris acte. Louis Bernard devrait avoir le courage d’en prendre acte comme tous les candidats à la direction du Parti Québécois.

Quant à mon collègue Daniel Turp, il reconnaît que le contexte politique a radicalement changé depuis 1995. Tout de même! C’est vrai! Le gouvernement fédéral a posé des gestes de ruptures pour contrer la volonté démocratique du peuple québécois d’accéder à son indépendance! Le gouvernement fédéral a violé les règles de la démocratie québécoise au référendum de 1995. Avec le scandale des commandites, le gouvernement fédéral a eu recours au détournement de fonds public, à la fraude et à la corruption pour empêcher l’expression démocratique des Québécois d’accéder à l’indépendance! Avec l’avis de la Cour suprême sur la sécession et la Loi sur la clarté référendaire, le gouvernement fédéral s’est donné un arsenal juridique pour contester la légitimité d’un référendum avant même la tenue de celui-ci. Est-ce que M. Turp et M. Boisclair en ont pris acte? Pas du tout!

Je m’explique. Revenons à la finale de la Coupe Stanley. Nous sommes au début de la troisième période. Nous savons que l’équipe des rouges a joué avec deux fois plus de joueurs que nous. Notre entraîneur en chef décide de garder le même plan de match. Nous savons que nous ne pouvons pas gagner. Quel risque y a-t-il à crier haut et fort devant les partisans que nous nous proclamerons vainqueur si nous gagnons la partie alors que nous savons d’avance que nous allons perdre…

M. Turp nous propose de poser des gestes avant le référendum qui n’auront aucun effet juridique ni aucune effectivité avant le référendum. Des lois seront adoptées par l’Assemblée nationale, mais ne seront pas appliquées. M. Turp nous propose de faire de la « parlotte » jusqu’au référendum, laissant ainsi tout le champ libre à Ottawa pour violer les lois de la démocratie québécoise.

Je suis le seul candidat à proposer un plan, une démarche d’accession démocratique à l’indépendance qui nous permettra de contourner et de faire face à l’appareil financier, législatif et juridique mis en place par le gouvernement fédéral pour écraser le Québec. Soyons sérieux. Si on veut faire respecter la démocratie au Québec, il faut que l’Assemblée nationale assume ses responsabilités. Un gouvernement issu du Parti Québécois devra, aussitôt élu, faire adopter par l’Assemblée nationale une Constitution provisoire et des lois qu’il mettra en application bien avant la tenue du prochain référendum. Cette constitution et ses lois édicteront des règles démocratiques claires qui devront s’appliquer lors de la campagne référendaire. Il appartient à l’Assemblée nationale du Québec de faire en sorte que les Québécoises et les Québécois pourront s’exprimer librement sur l’avenir de notre pays.
Texte recopié à partir de Vigile.net

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La mission militaire en Afghanistan,
pour les nuls.
Pourquoi le Canada est-il en Afghanistan?
Le Canada est en Afghanistan pour compenser son refus de participer à la mission américaine en Irak.

Pourquoi les États-Unis sont-ils en Afghanistan?
L’Afghanistan est en Asie Centrale, à proximité de la Russie, de la Chine et de l’Inde. A proximité de trois pays du BRIC, qui sont le centre de la croissance économique mondiale pour les prochaines décennies.

Pourquoi spécifiquement l’Afghanistan?
C’est la frontière Est de l’ennemi numéro 1 des américains depuis les trente dernières années, l’Iran. C’est le passage obligé pour les ressources gazières et pétrolières de la mer Caspienne, vers la Chine et l’Inde. La Russie, la Chine et surtout l’Iran ne doivent pas prendre le contrôle de cette région.

Mais nous aidons tout de même le peuple Afghan…
Rien à voir avec le peuple. Nous aidons à mettre en place un régime politique qui sera sympathique aux intérêts économiques de nos grandes entreprises. Depuis quand le Canada dépense-t-il 100 millions de dollars par mois pour aider un peuple? Comment une occupation militaire, qui dure depuis 5 ans maintenant et durera encore longtemps, pourrait-elle aider une population qui souffre de la guerre depuis des décennies?

C’est tout de même une mission multinationale???
En fait, c’est une mission militaire américaine, soutenu par l’OTAN, une Alliance militaire qui oblige les pays membres à assister un autre pays membre attaqué. Le commandant suprême des opérations militaires de cette Alliance, depuis sa création à la fin de la Seconde guerre mondiale, a toujours été un général américain. Les États-Unis ont affirmés être attaqués le 11 septembre 2001.

Voyons, le 11 septembre 2001, les États-Unis ont véritablement été attaqués!
Oui, mais pas par un autre État. Al-Qaida est une organisation terroriste qui avait déjà ciblé les États-Unis à plusieurs reprises auparavant, par des attentats à l’explosif en mer et en territoire africain. La différence c’est que là, ils l’ont fait en territoire américain.

Les États-Unis devaient donc se défendre…
Le rapport du Congrès publié cet été sur les événements nous éclaire à ce sujet. Les services secrets savaient que les terroristes allaient frapper aux Etats-Unis, on apprends que certains terroristes impliqués étaient connus et suivis. La CIA aurait curieusement cafouillée… Les services de renseignements militaires savaient aussi qu’un attentat se préparait, mais ils auraient, eux aussi, étrangement, minimisé la menace. Les États-Unis voulaient eux, depuis longtemps, en découdre avec le régime Taliban. On sait maintenant que ce monstrueux désastre a été très utile pour forcer l’ONU à légitimer le renversement du régime Taliban. La légitime défense d’un État membre. Aussi, il a aidé à forcer les pays de l’OTAN à s’impliquer, l’assistance à un allié agressé. Il ne restait qu’à imposer le gouvernement Karsaï.

Ils ont fait exprès???
Non! Pas pour que les tours jumelles tombent. Ils s’attendaient vraisemblablement à pouvoir contrôler un scénario à l’explosif similaire aux attentats du passé. Ils n’avaient pas porté attention au scénario de détournement d’avions de ligne. Ils ont été éberlués, pris par surprise par la créativité morbide des terroristes et par le fait de n’avoir eu aucune indication sur l’ampleur du désastre qui se préparait. Le rapport dit vrai, les bonnes informations n’ont pas été considérées et la menace a été minimisée. Ce qu’on ne dit pas, c’est qu’un attentat, d’une ampleur raisonnable, faisait l’affaire de certains. On parlerait ainsi d’un catastrophique aveuglement tactic, quelque peu volontaire.

Les alliés participent tout de même à la mission.
Disons, diplomatiquement, que les pays européens se sentent plutôt coincés. Le colonialisme n’a pas bonne presse en Europe. Envoyer des soldats se battre outre-mer, sous les ordres d’un général américain est très mal vu. Comme on peut le constater, on ne se bouscule pas pour aller combattre dans le Sud. Il semble que tout cela ne soit une qu’entreprise bien anglo-saxonne, comme le sont les puissances qui contrôlent la distribution pétrolière et gazière mondiales.

On ne peut tout de même pas abandonner la population Afghane.
La seule voie responsable est d’exiger, comme c’est la tradition canadienne, que les militaires soient envoyés dans un cadre international comme Casques bleus. Mais ni la Chine, ni la Russie qui siègent au Conseil de sécurité, ne vont accepter. Lors d’un retrait immédiat, la population afghane ne sera pas abandonnée à son sort. L’Iran, la Russie, la Chine, l’Inde et surtout le Pakistan veulent tous jouer un rôle de premier plan dans le futur de ce pays d’une importance capitale pour l’avenir économique de l’Asie Centrale. Ils devront faire des compromis.

Former l’Armée Nationale Afghane n’est-elle pas, en définitive, la vraie solution?
Former et armer à coups de milliards une armée composée d’ethnies minoritaires, face à l’ethnie pachtoune majoritaire dans la région peut difficilement être une solution. Nous jouons aux «apprentis sorciers». Comment croire que les pachtounes joindront en masse cette armée, prétendument multiethnique, qui lutte contre ses propres séminaristes religieux, les talibans? Cela ressemble à une sinistre blague. Une sélection des combattants sur la langue parlée ne prouve quant à leur l’ethnie, le pachtou était obligatoire lors du régime taliban. C’est une recette pour les massacres et la guerre perpétuelle.

Qu’y a-t-il de mauvais à vouloir positionner nos intérêts économique dans cette région?
Il n’y a plus rien de démocratique et d’humanitaire dans l’exercice. Tout l’exercice devient un cynique, et sinistre jeu de pouvoir. Dans un contexte de réchauffement de la planète, nous aidons les Grandes pétrolières qui nous exploitent à ne pas perdre leur monopole sur les énergies fossiles. Nos soldats meurent en participant à une guerre et une occupation militaire pour des intérêts privés. Cette politique étrangère nous est imposée en utilisant une alliance militaire qui se veut exclusivement défensive, l’OTAN. L’assistance à la population ne devient qu’un accessoire pour masquer les vrais objectifs. Ceci explique la lenteur des développements, la croissance de la corruption et de l’économie des drogues. Si c’est cela le nouveau rôle du Canada dans le monde, nous perdons toute crédibilité international. Affirmons cette nouvelle réalité, et cessons de raconter n’importe quoi aux jeunes militaires qui s’enrôlent.

Quelles sont les véritables conséquences de tout ça?
Les puissances de l’Asie Centrale : la Russie, l’Inde, la Chine, le Pakistan et l’Iran, ainsi que plusieurs petits pays de la région, travaillent présentement à créer une nouvelle alliance militaire contre notre occupation. Son nom : l’Organisation de Coopération de Shangaï. Nous contribuons activement à créer une nouvelle guerre froide et à relancer une nouvelle course aux armements avec l’Asie.

Qui profite de tout cela?
Les grandes pétrolières, les marchands d’armes et les partis de droite qui agissent comme services de marketing pour ces grandes manœuvres.

Qui sont les victimes?
En premier lieu la population afghane qui subit une autre guerre. Puis, il y a nos militaires et leurs familles, qui devraient à mon avis poursuivre le gouvernement pour fausse représentation ayant causé la mort. Et, finalement, il y a la destruction de l’idéal canadien. De pays démocratique, dévoué au service de la communauté internationale et leader des actions de maintien de la paix; nous devenons un servile défenseur de la domination pétrolière mondiale par sociétés privées qui contribuent à l’enrichissement économique de pays occidentaux, particulièrement les États-Unis et l’Angleterre..

Texte laissé en commentaire sur un billet de Renart, régidé par Normand Beaudet.

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Procédure d’apostasie

Ça fait longtemps que j’ai envi de partager cette information, aujourd’hui je pense que le timing est bon.

Comme plusieurs québécois, j’ai été baptisé peu après ma naissance, à un moment de ma vie où ma conscience était plutôt floue et que mon opposition s’exprimait souvent par des cris, des pleurs ou un petit vomi. Sans mon consentement, j’ai donc adhéré à l’église catholique dans un geste que mes parents posaient par habitude plutôt que par conviction religieuse.

Plusieurs personnes ne savent pas comment faire annuler leur baptême (certains ne savent même pas que ça se fait) et plusieurs autres ont déjà essayé en vain. Pour ma part, ça fait maintenant six ans que je me suis fait officiellement excommunié, une procédure simple si elle est faite correctement.

Pour moi ce fût avant tout une question morale : je n’adhère pas aux politiques du Parti Conservateur, je n’en suis donc pas membre… Alors pourquoi serais-je membre de l’église catholique, un mouvement dont presque toutes les positions politiques ou morales sont totalement à l’encontre de mes propres principes?

Mais contrairement aux partis politiques, il ne s’agit pas simplement de déchirer son baptistaire afin de quitter les rangs de l’église catholique qui vous garderons bien inscrit dans leurs registres, mais n’ayez crainte la procédure est fort simple quand même.

Il s’agit d’écrire une lettre au Diocèse de votre région afin de déclarer solennellement que vous vous apostasiez (ce qui signifie renier la foi). Voici la lettre que j’ai adressée à mon diocèse, avec annotations, afin de vous aider à rédiger la votre :

1) Adressez votre lettre au « Bureau de la chancellerie » de votre diocèse (c’est le département qui a le mandat de traiter ces déclarations) ou sinon, faites comme moi et adressez la directement à l’Archevêque. Assurez vous de bien dater votre lettre.

Montréal, le 14 avril 1999

M. le Cardinal Jean-Claude Turcotte
Archevêque de Montréal

Diocèse de Montréal
2000, rue Sherbrooke ouest
Montréal (QC) H3H 1G4

(Pour les gens de la région de Montréal, c’est effectivement la bonne adresse)

2) Signalez en début de lettre qu’il s’agit d’une déclaration d’apostasie, par exemple :

Objet : Déclaration d’apostasie de la foi et excommunication

Je vous fais part, par la présente, de mon intention d’être clairement identifié comme apostat à vos registres.

3) Rédigez quelques lignes afin d’expliquer votre geste, il est toujours mieux de miser sur des arguments positifs comme la quête de la vérité, l’honnêteté, la moralité, etc. Dites-vous qu’une plume respectueuse aura beaucoup plus d’impact et d’attention qu’une lettre de bêtises. En gros, comme dans tout, le respect commande le respect. Par exemple :

Ma motivation est simple mais essentielle : l’honnêteté. Ce simple acte administratif apaiserait notre quête de vérité mutuelle. En effet, je ne peux me permettre de faire partie d’une communauté dont je n’accepte ou appuie presque aucune ligne directrice, idéologie et positionnement politique, moral ou social, présent ou passé.

4) Continuez en citant les informations nécessaires aux administrateurs du diocèse de vous retrouver parmi leur registres : La paroisse où vous avez été baptisé, la date de votre baptème (pas celle de votre naissance) et le nom se retrouvant sur votre baptistaire (vous pouvez aussi joindre une photocopie du baptistaire)

J’ai été baptisé dans la paroisse ____, à ____, le jour du mois année, sous le nom de ____.

5) Faites votre déclaration d’apostasie. Encore une fois, les arguments honnêtes et le ton respectueux sont de mise.

N’ayant jamais eu la foi, ni participé volontairement aux rituels, ni eu de volonté consciente et éclairée de faire partie de votre mouvement religieux, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur quelconques registres que l’Église Catholique maintient, en regard de mon nom, une mention identifiant officiellement mon apostasie.

6) Ajoutez cette référence au droit canon. Le droit canon c’est le texte de loi qui régit, en autres, les décisions administratives de l’église catholique et c’est cette phrase qui est la clé d’une excommunication rapide et efficace. En effet, le droit canon dit que quiconque renie la foi catholique est excommunié automatiquement et que cette excommunication prend effet sur le champ (latae sententiae).

Vous placez donc votre diocèse dans une position où ils doivent vous excommunier sur le champ s’ils veulent respecter leurs propres règles. Je vous suggère de prendre la phrase suivante et de la coller dans votre lettre :

Mon adhérence à l’Église Catholique prend fin par la présente lettre vous signifiant mon apostasie et ce, en vertu du droit canon de l’an 1364 qui évoque clairement : « L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latae sententiae. »

Si vous changez la forme ne changez surtout pas la citation et assurez vous d’exprimer clairement votre connaissance de cette procédure en faisant référence au « droit canon de l’an 1364 ».

7) Finissez en demandant une confirmation écrite de votre excommunication et donnez vos coordonnées (incluant le téléphone).

Je vous demande de conclure cette démarche en me confirmant par écrit cette excommunication tout en y citant la mention qui sera ajoutée à vos registres.

Nom
Adresse postale
téléphone

Un petit mot de politesse ne fait pas de tort non plus :

Dans l’attente de cette confirmation écrite, bien à vous.

Alors voilà, ne reste plus qu’à envoyer votre lettre (je vous suggère le courrier recommandé qui marque le sérieux de votre démarche et assure un suivi) et à attendre la confirmation. Selon les règles dictés par le droit canon, vous serez excommunié en date de votre lettre (de là l’importance d’y inscrire la date).

Il est probable et même presque certain qu’un prêtre communiquera avec vous. Il vous demandera si vous avez adhéré à une autre religion, si vous avez bien réfléchi à votre décision, si entre temps vous n’avez pas retrouvé la foi, etc. Il vous indiquera également qu’il ne sera maintenant plus possible pour vous de vous confesser, de communier, de vous faire enterrer dans un cimetière catholique, etc. Comme pour le reste, l’honnêteté, la franchise et le respect font beaucoup de chemin.

Il faut s’attendre à ce que le diocèse laisse écouler une certaine période de temps avant de vous envoyer votre confirmation d’excommunication (moi ça été plus d’un an), au cas où vous changeriez d’idée en cours de procédure. N’hésitez pas à relancer le diocèse, par lettre ou par téléphone.

Le jour où j’ai reçu cette lettre de confirmation, j’ai eu le sentiment que j’avais fait un geste d’une grande honnêteté envers moi-même et envers mon entourage. Un geste symbolique, certes, mais qui marquait « officiellement » que j’avais pris possession de ma conscience.

Aujourd’hui, l’élection de Benoît XVI confirme mon sentiment.

(Texte par Menoum)

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Moi, Jeanne, élève en troisième secondaire

Jeanne Pilote, Élève de 15 ans à l’École internationale de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île

Édition du jeudi 07 février 2008

Mots clés : réforme, Éducation, Québec (province)

Comme élève en troisième secondaire, je fais partie de la première lignée des cobayes de la réforme scolaire. Elle est sujette à bien des remises en question ces derniers temps, et pour cause, si on en juge par la piètre qualité de nos cours d’histoire cette année, sur lesquels elle a eu un effet des plus dévastateurs. Nous étions habitués aux changements soudains de programmes et, à toutes les années, nous nous y adaptions. Cette fois-ci, par contre, ce n’est pas chose facile…

Je me souviens des cours d’histoire que j’avais en première et deuxième secondaires: structurés, complets, pertinents. Ils nous amenaient à bien réfléchir sur les enjeux sociaux en plus de bien nous enseigner l’histoire. Rien à voir avec les cours actuels! Il est renversant de constater à quel point la qualité des cours a pu chuter si rapidement. Si vous croyez que les élèves se plaisent à perdre leur temps dans leurs cours, détrompez-vous. Certains ont atteint les 90 % et plus sans même fournir une once d’effort et, pourtant, ils n’ont rien appris. Ça les déçoit de constater que leur note est attribuée sans même qu’ils aient fait le moindre effort.

Du n’importe quoi

On ne va pas se le cacher: le programme d’histoire, cette année, c’est du n’importe quoi, à commencer par les exercices de «copier-coller» qu’on doit faire à tous les cours, qui ne sont en rien utiles à notre apprentissage. Cela consiste à lire un texte et à récrire son contenu dans nos mots sur un graphique ou un tableau quelconque. Toujours le même genre d’exercices. Or nous comprenons à peine ce que nous lisons puisque les cours magistraux ne sont plus au programme, allez savoir pourquoi!

De plus, le vocabulaire utilisé dans ce genre d’exercices est ridicule et parfaitement incompréhensible. On préfère dire «piste de lecture» plutôt que simplement «un texte». Plutôt que de dire «réponse», on dit «mes éléments de réponse». Il y a plein d’exemples du genre. Une fois, un de nos cours a consisté à classer des événements passés selon les catégories «à la lumière du passé», «sous l’angle de la durée» ainsi que «dans leur complexité». Vous y comprenez quelque chose?

La seule véritable difficulté dans ces exercices, mis à part quand ils sont similaires aux travaux que nous faisions au primaire, est de réussir à comprendre les instructions correctement et leur lien avec la matière, ce qui n’est pas évident, croyez-moi! Par exemple, parfois, nous passons des périodes entières à nous «interroger dans une perspective historique», ce qui, plus clairement, signifie qu’on compose des questions à propos de l’histoire sans même y répondre. On se questionne tout le cours sans même savoir finalement ce pourquoi nous le faisons. Des exemples comme ça, il y en aurait tellement à donner!

Apprendre quoi?

Et présentement, je suis loin d’être la seule à croire que les cours d’histoire ne sont pas pertinents. J’ai parlé de la situation à certains de mes amis qui fréquentent d’autres écoles et c’est le même problème partout.

Constatant la dégradation de la qualité de l’éducation en ce qui a trait à l’histoire, je me suis renseignée auprès de mon enseignant à savoir en quoi ces exercices, auxquels nous ne comprenons rien du tout, sont utiles à notre apprentissage. Il m’a répondu qu’ils reflètent ce dont les examens du ministère auront l’air en juin. Or je crois qu’en voulant à tout prix suivre le modèle «réforme», on donne beaucoup moins la possibilité aux élèves d’assimiler correctement la matière, et c’est fort malheureux. Mon enseignant m’a également dit que nous n’aurions plus de cours magistraux mais qu’on continuerait à ne faire que des exercices comme nous en faisons déjà. Cela n’évoque qu’une chose en moi: c’est que je n’apprendrai rien cette année en histoire.

L’autre jour, dans notre cours de français, notre professeur nous a fait un exposé sur la révolution russe en lien avec le roman que nous avions à lire. Pour être vraiment honnête, j’en ai plus appris en une période que durant l’année complète en histoire. Encore là, c’est bien dommage de devoir dire ça.

Éducation de qualité

Je considère que nous avons tous le droit à une éducation de qualité. Le matin, chacun de nous se lève pour aller à l’école. Chacun de nous trouve une façon de se rendre à ses cours. Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir accès à une éducation digne de ces efforts?

Bien sûr, je ne mets pas le professeur d’histoire en cause, bien au contraire. Il est difficile pour les enseignants de s’adapter à cette nouvelle forme d’apprentissage, et nous, les élèves, sommes bien placés pour les comprendre puisque nous devons sans cesse nous réadapter aux changements. Ils sont tout autant victimes de la réforme que nous le sommes.
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Tuer l’étapisme!
« La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes »
– John Maynard Keynes

Il y a pratiquement 5 ans, le directeur de L’Action nationale publiait un pamphlet intitulé « Revoir le cadre stratégique ». Ce pamphlet a influencé profondément les discussions tenues dans le cadre de la « Saison des idées » lancées par Bernard Landry alors chef du Parti Québécois. Au congrès de juin de 2005, les thèses Parizeau-Laplante, comme on les appelait suite à la publication des réflexions de Jacques Parizeau en août 2004, avaient obtenu l’appui de près de 45% des délégués inscrits à l’atelier mandaté pour étudier les questions relatives à l’accession du Québec à l’indépendance. Malgré l’opposition de toute la direction péquiste, de Bernard Landry à Pauline Marois, qui considérait à l’époque qu’il fallait absolument s’engager à tenir un référendum le plus tôt possible… La rhétorique de la direction péquiste est tout autre aujourd’hui, à un point tel, qu’on a parfois l’impression qu’il s’est écoulé 1 000 ans depuis… Parfois, je me surprends même à souhaiter que le ridicule tue…

Mais je me rattrape aussitôt! Il ne faut pas que le cynisme prenne le dessus! Il faut le combattre! Et souvent la lecture d’une réflexion intelligente est un antidote puissant. Par exemple, le texte de Gérald Larose intitulé « Si j’étais chef » parue dans l’édition du mois de décembre de L’Action nationale. Un texte à lire et à relire. Tout comme le pamphlet « Revoir le cadre stratégique », toujours d’une actualité brûlante… D’ailleurs, Gérald Larose et Robert Laplante, à 5 ans d’intervalle, posent essentiellement le même constat sur la situation politique du Québec, et, surtout, proposent, à quelques nuances près, les mêmes solutions!

Nous sommes plusieurs qui savent que ce que nous appellerons à compter d’aujourd’hui les thèses Larose-Parizeau-Laplante font consensus chez les indépendantistes. Voilà qui explique d’ailleurs la prise de position du chef du Parti Québécois. Nous sommes nombreux à nous réjouir de l’évolution de la pensée de Madame Marois sur les questions afférentes de l’accession du Québec à sa souveraineté.

Madame Marois aura toutefois besoin de beaucoup de courage pour soutenir ses nouvelles positions. En effet, on peut s’attendre à des attaques très dures de la part des fédéralistes et des commentateurs de Gesca qui y verront probablement une radicalisation du Parti Québécois. Gageons qu’André Pratte nous prépare un beau papier pour nous répéter que voilà une preuve de plus que les chefs du PQ sont pris en otages par les « méchants purs et durs »!

Dans les officines fédérales et chez Gesca, on sait très bien que si jamais les thèses Larose-Parizeau-Laplante devaient être mises en œuvre par un gouvernement souverainiste, le Québec deviendrait un État indépendant assez rapidement. Il ne faut donc pas se surprendre qu’on parle peu ou pas du texte de Gérald Larose dans les médias. André Pratte et La Presse ont compris depuis longtemps qu’une bonne méthode pour faire croire aux Québécois qu’une chose n’existe pas, c’est de ne pas en parler. Et de fait, depuis que le texte de Gérald Larose a été publié par la revue L’Action nationale, les médias n’en ont pratiquement pas parlé…

Mais, surprise, Pauline Marois prend position et La Presse est obligée d’en parler : « Je crois que ce qu’il (Gérald Larose) propose est très intéressant. Ça mérite d’être débattu ». Très bien! Pour une fois que nous avons la permission de débattre, allons-y! Pour lancer le débat, vous ne serez sans doute pas surpris, j’ai quelques bonnes questions à suggérer aux indépendantistes.

Parmi les nombreuses questions à débattre, il y a celle de la légalité. Pauline Marois l’a évoquée et je cite : « Avec les gestes de souveraineté, il faut pousser les limites le plus loin possible, tout en restant dans la légalité ». Nous sommes d’accord! Nous devons respecter la loi et la constitution. Mais quelles sont les lois et quelle constitution allons-nous respecter? La constitution canadienne et les lois qui en découlent? Ou une constitution québécoise et le nouvel ordre juridique qui en découlera?

Dans cet ordre d’idées, la sanction et la promulgation des lois dans une véritable démocratie doivent être une responsabilité d’un élu du peuple. Gérald Larose propose de confier cette responsabilité au Président de L’Assemblée nationale du Québec, banalisant ainsi la fonction de lieutenant-gouverneur. Sommes-nous d’accord?

Sur le front linguistique, Gérald Larose propose de faire du français la langue de L’État du Québec. Puisque les hôpitaux sont des institutions qui relèvent de l’État, est-ce que nous ne devrions pas commencer par établir à Montréal un seul Centre hospitalier universitaire qui fonctionne en français?

Sur le front de la fiscalité, pourquoi un gouvernement souverainiste ne chercherait-il pas à percevoir tous les impôts et toutes les taxes sur le territoire du Québec et à imposer une seule déclaration de revenus à compléter par les contribuables?

Les questions à débattre sont nombreuses et je n’ai pas la prétention de toutes les connaître. Tous les militants peuvent et doivent s’exprimer. En démocratie, nous possédons ce droit. Je vous encourage à vous informer et à échanger vos points de vue. Vous avez d’ailleurs été nombreux à répondre à l’appel lancé en décembre (Combattre l’insignifiance). Mais je tiens à vous adresser une mise en garde : méfions-nous de la propagande de Gesca.

Nous devons nous prémunir contre tout ce qui se dit et ne se dit pas dans les médias si nous voulons reprendre l’initiative. Nous devons prendre acte de ce que nous sommes. Nous savons que nous ne sommes pas des chefs, mais nous sommes des militants. Prenons la mesure de ce qu’est un militant. Un militant peut sortir, parler, convaincre. Un militant doit être actif au sein des mouvements ou des partis politiques dans lesquels il s’implique. Il a le droit de vote. Ce sont des militants qui peuvent changer les orientations d’un parti. Je rêve que des militants se préparent et s’organisent pour se présenter dans toutes les instances du Parti Québécois pour tuer l’étapisme, pour congédier le référendisme, et pour remplacer ces idées suicidaires par une approche qui s’inspirera des thèses Larose-Parizeau-Laplante! Gérald Larose nous offre une opportunité unique de passer du rêve à l’action. Saurons-nous la saisir?

Jean-Claude St-André

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