L’Allemande

Par où commencer…

Je débutais mon secondaire 5. Je fréquentais alors une assez petite école qui était exclusivement réservée aux filles. J’ai su assez jeune que j’avais une attirance disons sexuelle divisée assez également envers les hommes et les femmes. Par contre, jusqu’à cette année-là, j’avais privilégiée celle qui était pour les garçons sans trop me poser de questions. Dans les vestiaires, les journées de cours d’éducation physique, aucune jeune fille de ma classe n’avait fait en sorte de me perturber assez pour que je me penche sérieusement sur la “problématique” de mon orientation sexuelle.

Jusqu’à mon premier cours d’économie de cette année-là. Il y avait deux nouvelles dans la classe. Par contre, je n’en ai vue qu’une seule et elle allait littéralement chambouler mon existence. L’Allemande. Je ne l’ai pas quittée des yeux de tout le cours… sans compter les suivants.

L’Allemande, comme son “nom” le dit, nous arrivait d’Allemagne. Pendant un an, elle allait suivre tous les cours du programme de secondaire 5 avec nous dans le cadre d’un programme d’immersion. Elle avait une passion pour les langues et voulait apprendre le français. Comme elle allait déjà très souvent en France, elle a choisi le Québec pour faire son apprentissage.

Elle était brillante. En quelques semaines, elle était déjà parmi les meilleures de la classe… même en français!

Quoiqu’il en soit, je crois que j’ai attendu jusqu’au mois de décembre avant de lui adresser la parole. C’était pendant un cours d’anglais et on devait faire une petite présentation en équipe. J’ai saisi l’occasion et je me suis retournée vers elle, nonchalamment, pour lui demander si je pouvais me mettre dans la même équipe qu’elle. Elle accepta ma proposition avec enthousiasme.

On a fait connaissance et on a jacassé bien plus qu’on a parlé du projet, comme c’est souvent le cas quand vient le temps de faire un travail d’équipe. Je ne sais plus pourquoi mais elle m’a demandée quelle était ma date d’anniversaire. Je lui répond X jour de Y année. Elle me regarde, incrédule et me dit avec son délicieux accent : “Non! Ça se peut pas! Tu me niaises?” Et moi de lui dire non. Et elle insiste et moi aussi et bon, tout ça pour dire que finalement, elle me révèle qu’elle est née exactement le même jour que moi, de la même année. Vous savez, à 16 ans, une jeune fille peut être très romantique et c’était tout à fait mon cas, j’y voyais déjà un espèce de signe du destin. J’étais amoureuse.

L’Allemande hanterait mes nuits jusqu’à la fin de l’année scolaire. C’était particulièrement pénible car l’Allemande s’était fait une copine. L’autre petite nouvelle à qui je n’avais pas porté attention au début de l’année et que j’ai détestée pendant tout le restant de l’année en question. C’est que la copine, elle était jalouse, possessive et d’un tempérament plutôt violent et contrôlant. L’Allemande me racontait d’ailleurs souvent que ça la peinait beaucoup. Et moi, j’endossais mon costume d’amie compréhensive et l’écoutait. (Là, je suis sûre qu’il y a des gars qui se reconnaissent en ce rôle.) Je la rassurais. Je cachais tellement bien mon jeu qu’elle ne se doutait de rien des sentiments qui m’habitaient.

Tellement que parfois, elle venait dormir chez moi. Et comme je n’avais qu’un lit simple, on dormait ensemble. On ne pouvait pas être plus à proximité que ça l’une de l’autre. Elle était magnifique et câline. Je voulais mourir. Il est arrivé à quelques reprises que, trouvant l’expérience trop souffrante, je prenais une couverte et me couchait directement sur le plancher, à côté du lit. J’étais quelque peu mélodramatique, typique d’une adolescente qui vit son premier grand amour. Et quand c’est à sens unique, je ne sais pas mais on dirait toujours que c’est 100 fois plus intense.

Vers la fin de l’année scolaire, vers la mi-juin, je venais de me disputer une énième fois avec mon copain. (Car oui, j’avais un copain… et malheureusement pour lui, mon coeur ne lui était pas très dédié pendant cette période.) J’étais partie de chez lui, en larmes, et je savais au fond de moi que la source du problème était en fait que j’étais follement amoureuse de l’Allemande. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais je me suis rendue à la cabine téléphonique la plus près, j’ai inséré une pièce de monnaie et j’ai composé le numéro de l’Allemande.

L’Allemande : - Allô?

Noisette : - Allô… (suivi d’un flot de larmes)

L’Allemande : - Mon Dieu ma belle Noisette, ça va pas?

Noisette : - Non… Je me suis encore chicanée avec Chum mais…

L’Allemande : - Ah. Encore… Tu le sais que tu n’es pas heureuse avec lui…

Noisette : - Je le sais. Écoute, il faut vraiment que je te dise quelque chose. (pleurs) Et il faut que tu m’écoutes, c’est vraiment important…

L’Allemande : - Ok.

Noisette : - Je t’aime, l’Allemande! Depuis le début de l’année, la première fois que je t’ai vue, je suis tombée complètement amoureuse de toi. Toute l’année, j’ai écouté tes histoires avec MéchanteCopine et même elle, elle savait que je t’aimais. J’ai vécu un enfer. Je ne peux plus le supporter… Je t’aime tellement, je… (pleurs incontrôlés)

L’Allemande : - Oh! Mais Noisette… avoir su… (pleurs) Tu es tellement belle et tellement gentille… Je… Ah non… (pleurs)

Avoir su.

Les jours suivants ont passé trop vite. La journée de son départ, j’avais une entrevue pour un emploi d’été. Tout de suite après, c’était encore dans l’avant-midi, je me suis pointée chez elle. Elle dormait encore. Je me suis glissée sous les couvertures de son lit et je l’ai regardée dormir. Je ne sais pas combien de temps ç’a duré. Elle était tellement belle… Ses longs cheveux blonds glissaient sur ses épaules et sur son dos sous le reflet du soleil. Elle a ouvert les yeux. Elle m’a dit qu’elle était tellement contente de me voir, que le fait de me voir en se réveillant était le plus beau cadeau que j’avais pu lui faire avant son départ. Elle m’a prise dans ses bras et je n’avais jamais été aussi bien. Malgré la nuit de sommeil, elle sentait encore le parfum frais.

Puis le soir, nous nous sommes rendues à l’aéroport. Autant le dernier contact fût déchirant, quand elle disparut hors de mon champ de vision, j’ai poussé un soupir de soulagement.

Quand je suis arrivée à la maison, mes parents s’attendaient à avoir à me ramasser à la petite cuiller et à leur plus grand étonnement, ils m’ont vue arriver avec un grand sourire, débordant d’énergie, répétant inlassablement : “C’est fini. C’est terminé. Elle est partie.” Je crois qu’ils en ont même été un peu choqués car eux aussi, ils s’y étaient beaucoup attachés à la petite Allemande.

Ce n’est pas que j’étais contente qu’elle soit partie. Je ne sais pas comment décrire… Mais je sentais que son départ m’aiderait à tourner la page et que ça mettrait fin à des mois de souffrances, car Dieu que j’avais souffert! Il n’y a probablement pas un soir de cette année-là où je ne me sois pas endormie en pleurant et en étranglant mon pauvre oreiller.

L’Allemande est revenue deux ans plus tard pour la période des fêtes. C’était maintenant une amie sincère et fidèle que je retrouvais. Le malaise à l’aéroport n’a duré que quelques minutes. C’est comme si nous n’avions pas été séparées pendant ces deux ans.

Je vous raconte ça et j’ai un sourire attendri sur le visage. Il y a quelques mois, je lui ai donné l’adresse de ce blogue. Je me demande si elle lira ce texte. Aux dernières nouvelles, elle était encore dans un de ses périples à l’autre bout du monde.

Je pense souvent à elle. Elle aura définitivement marqué une étape importante dans ma vie et j’avais envie de partager ça avec vous.

*EDIT* Elle l’a lu… :)

…………

Ce billet fait également partie d’une initiative en lien avec la Journée Internationale de lutte à l’homophobie qui se tenait hier, en collaboration avec Zed Blog.

36 Réponses vers «L’Allemande»

  1. Le Détracteur Constructif à dit:

    J’ai beaucoup entendu parler de cette si précieuse Allemande, depuis que je te connais. Je suis moi aussi mélodramatique à souhaits, mais combien passionné. J’ai longtemps été un aimant à “filles inaccessibles” de cette manière. Je pense pouvoir comprendre le déchirement et les larmes.

    C’est une très belle histoire, comme je n’en ai jamais entendue. La Noisette adolescente et amoureuse, ce devait être quelque chose de joli ;)

  2. Noisette Sociale à dit:

    @ Le Détracteur Constructif : Ah oui, quand on aime une personne inaccessible, c’est toujours déchirant et larmoyant ;) Sinon, merci, je suis tout émue là! Et je t’aime :)

  3. Jonathan à dit:

    @Noisette : Wow! C’est tout un témoignage que tu nous livre là!!! Je pense que j’ai l’impression de te connaître un peu plus avec tout ça ;)… C’est tout, je n’ai rien à ajouter!

  4. Noisette Sociale à dit:

    @ Jonathan : J’ai d’ailleurs hésité avant de l’écrire… Je ne fais pas de textes aussi personnels d’habitude. Contente que ça t’ait plu! Et d’ailleurs, plus je te “parle”, plus je te trouve sympa ;)

  5. Mandoline à dit:

    Merci pour ce moment d’intrusion dans ton intimité… Je ferme la porte en sortant ;) xx

  6. Zed Blog à dit:

    Noisette,

    Quel belle histoire.

    Les tourmennetes de l’adolescence… Ou de l’amour à tous âges, peut-être.

    On a l’impression d’écrire quelque chose de trè personnel et c’est parfois dans ces moments qu’on écrit les choses les plus universelles.

    Je te mets en lien et bien sûr. on récidivera l’an prochain. Il y aura bientôt un retour sur l’ensemble de l’action avant de poursuivre, puis. d’autres actionsdu genre, portant sur deux thèmes plus précisément : construire le québec : quel Québec et le sexisme.

    Chaleureux merci pour ta participation. Zed

  7. vegekat à dit:

    Très touchant ce billet Noisette. Et je te trouve très courageuse (courageuse n’est pas le bon mot mais c’est le seul que j’arrive à trouver) de t’affirmer comme ça dans ta bisexualité. C’est assez rare que les gens en parlent ouvertement. L’homosexualité, on en parle de plus en plus, mais la bisexualité reste encore un concept bien marginal !!

    Alors bravo pour ce billet !!

  8. Intellex à dit:

    Tout comme Mandoline, je me sens privilégiée de partager ces mots et tout ce qui se trouve entre les lignes. Et je referme la porte en sortant, aussi…

  9. MFL à dit:

    Zed blog à raison, c’est toujours fascinant de voir à quel point le personnel se confond avec l’universel… deux entités, une seule et même réalité.

    “Il n’y a probablement pas un soir de cette année-là où je ne me sois pas endormie en pleurant et en étranglant mon pauvre oreiller.”

    Et oui, je sais…

    Touchant!

  10. Mazsellan à dit:

    Wow, quel billet différent de la majorité que j’ai pu lire ici à venir jusqu’à maintenant. Intéressant et agréablement surprenant ;-) Merci !

  11. renartleveille à dit:

    Clap! clap! clap!

    Émouvant cette histoire!

  12. L'allemande à dit:

    Il y en a une à l’autre bout du monde qui sent son coeur se contracter.

  13. Chris09 à dit:

    Bravo!

    Je me suis reconnu, quand, au début des années 2000, j’étais follement amoureux d’une belle rebelle d’Alma. Je l’avais connue sur le net, MIRC je crois bien.

    J’étais allé la voir chez elle. 2 semaines de pur bonheur qui l’incita à venir passer le reste de l’été, chez moi, à Montréal, où j’y habitait à cette époque.

    Ce fut l’été le plus pénible de ma vie. Un été amoureux à sens unique. That was the Drama Summer.

    J’ai eu le même sentiment que toi, lorsque finalement, elle quitta pour rejoindre sa famille au Lac St-Jean.

    C’est passablement différent (bah…mettons, pas mal différent) de ton récit mais je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée pour la Saguenéenne.

  14. Accent Grave à dit:

    À l’adolescence, tout est si intense, à d’autres moments de sa vie aussi, dans des circonstances particulières. En fait, ces tranches de vie, bien que passées, ne meurent pas. Il en reste toujours quelque chose et si les conditions sont favorables, à un moment ou un autre, la repousse prend, elle devient encore plus puissante, sans retenue.

    Accent Grave

  15. Num à dit:

    “Avoir su.”… On en passes-tu du temps au secondaire à attendre !

    Merde ! J’en ai tellement bavé jusqu’au jour où elle a finalement daignée m’adresser la parole ! Tu me rappelles de drôles de souvenirs là !

  16. raymondviger à dit:

    Félicitations Noisette pour ce texte personnel. C’est le genre de texte que j’aime bien. Autant à lire qu’à écrire.

    Plus on parle de soi, de ce que l’on vit et ressent et plus cela rejoint les autres. Je me suis bien reconnu dans ce costurme de l’ami compréhensif qui écoutait.

    C’est le genre de texte qui publiable et éditable. J’espère avoir la chance de pouvoir en lire encore bien d’autre dans ce style.

  17. Le Détracteur Constructif à dit:

    Awwww mademoiselle Allemande a lu le billet!!!!

    *croule sous l’émotion*

  18. Noisette Sociale à dit:

    @ Mandoline : De rien ;)

    @ Zed Blog : Merci beaucoup pour ton commentaire, c’est gentil. Du coup, je n’étais pas sûre que ça serait universel et dans le fond… l’Amour est toujours universel. C’est ce que plus de gens devraient comprendre…

    @ Vegekat : Je pense que je comprends ce que tu veux dire ;) C’est vrai que c’est encore tabou, la bisexualité, et surtout, ça va plus loin que deux filles agaces devant une gang de gars dans un bar :-P HA HA HA Merci…

    @ Intellex : Merci…

    @ MFL : Merci… je m’émeus moi-même ;)

    @ Mazsellan : Comme quoi j’ai misé juste… et merci à toi aussi!

    @ renartleveille : Ah, je sais, je sais ;) Merci. héhéhé

    @ L’allemande : Tu ne peux pas savoir ce que ça me fait de savoir que tu es venue lire ça. 6 ans déjà! Wow… :) J’en perds mes mots… Je t’envoie un courriel bientôt! ;)

    @ Chris09 : Non, en fait, c’est assez semblable. La torture de l’amour à sens unique, la proximité… The Drama Summer… HA HA HA moi ç’a été The Drama Year. Et malgré tout, j’en garde un excellent souvenir. Merci d’être venu partager ça avec moi :)

    @ Accent Grave : Tout est plus intense à l’adolescence, tu l’as dit! Et tu as raison, ces moments, bien que passés, ne meurent pas. Il en reste toujours un petit quelque chose d’indescriptible. Et je vis très bien avec ça :)

    @ Num : Si on passe du temps au secondaire à attendre? Mets-en! lol

    @ raymondviger : Ah mais n’a-t-on pas tous endossé un jour ou l’autre le costume de l’ami compréhensif qui souffrait en silence? ;) Merci beaucoup pour votre visite et pour vos bons mots. Ça me touche vraiment… :)

    @ Le Détracteur Constructif : Je sais! Moi aussi, je croule sous l’émotion :)

  19. Noisette Sociale à dit:

    Oups! Overdose d’Emoticons un peu plus haut… mais c’est que je suis SI émue ;) Vous avez été vraiment super, gang… vraiment.

    Et gros bisous à l’Allemande! xxx

  20. Zed Blog à dit:

    Bien tu vois, ça valeit la peine et la joie, ce billet, chère Noisette.

    À bientôt, Zed :)

  21. Guy à dit:

    Wow, quel beau billet. Courageux aussi! Parce que parler de chose intime, n’est jamais aussi facile qu’il y paraît, même lorsq’on blog depuis longtemps. Je te lis souvent et aujourd’hui je sors de l’anonymat. Simplement pour te dire que tu as eut de la chance, c’est une fichue belle histoire que tu as vécu. Aussi ajouté que je ne comprends même pas les gens qui font une différences entre homosexuel et hétéro? Si les gens s’aiment où la différence, il n’y a qu’un même résultat la beauté d’un amour partagé!

  22. Mad à dit:

    Merci du partage.
    Si tu as envie d’en jaser, fais moi signe.
    On partage ce sentiment d’impuissance =)

  23. AJ à dit:

    oh! wow! quelle belle histoire.
    C’est touchant de te lire.
    Je ne croyais pas que l’histoire se terminait comme ça… je m,attendais à une fin ”amaaaricaine”!!!
    Tu écris avec une telle honnêteté… wow! C’est extraordinaire de te lire.

    Merci de nous partager ça. ;-)

  24. Noisette Sociale à dit:

    @ Zed Blog : Je vois bien ça :)

    @ Guy : Je ne comprends pas non plus pourquoi certaines personnes font une différence. L’amour, c’est l’amour, point. Merci beaucoup pour ton commentaire, c’est un réel plaisir :)

    @ Mad : Je prends ça en note ;)

    @ AJ : HA HA HA Une fin américaine! lol C’est sûr que dans le temps, j’aurais adoré boucler la boucle à l’américaine mais coudonc hein ;) Et merci beaucoup pour les bons mots, ça me touche profondément… :)

  25. DarK Rémi oF DooM à dit:

    Si souvent j’ai été envahi d’une fureur incroyable après m’être fait dire “Avoir su…” C’est toujours choquant de constater sa faiblesse pour des raisons tellement banales. Quoi qu’on puisse en dire et/ou en penser, on est toujours freiné à un moment ou un autre par une crainte irraisonnée de déplaire, de susciter une réaction défavorable, de faire face à un échec ou même de se tromper. Le pire c’est que la plupart du temps, le moment passe et on est contraint à vivre dans l’ignorance pour le reste de nos jours à cause d’une action que l’on n’a jamais osé faire.

    J’suis content que ton histoire finisse bien. C’est un bel exemple de “Mieux vaut tard que jamais.” et ça a dû être un moment physiquement atroce de révéler tout ça au téléphone en pleurant. J’imagine sans peine le coeur qui débat, la sueur qui se manifeste, les jambes qui “shake” à vouloir tomber par terre, sans oublier le cerveau qui perd ses capacités. Bref, moment ardu qui fut récompensé et c’est très bien! C’est d’autant plus merveilleux que la dame en question fait toujours partie de ta vie, donc chapeau!

    En conclusion, quelle créature incroyable que l’Être Humain.

  26. Noisette Sociale à dit:

    @ Dark Rémi oF DooM : Wow! Ce que tu dis, c’est tellement bien écrit et c’est tellement ÇA. Le avoir su… La mauvaise habitude de se fermer la gueule alors qu’il aurait mieux valu l’ouvrir…

    Et oui, le moment de la déclaration a été extrêmement angoissant, souffrant mais également très très libérateur.

    Je suis contente d’être encore en contact avec elle. C’est une fille merveilleuse pour laquelle j’éprouverai toujours énormément de respect.

    Merci pour ton commentaire, ça me fait chaud au coeur!

  27. DavidB à dit:

    Super touchant!! :) Au secondaire ça doit pas être facile de vivre tout ça en plus!

  28. Noisette Sociale à dit:

    @ DavidB : Surtout dans une école de filles où t’as intérêt à cacher que tu peux être attirée par les filles. Tu souffres en silence et pas à peu près… Sinon, merci :)

  29. Safwan à dit:

    C’est une belle histoire que tu nous livres :O) Intéressant que l’Allemande l’ait lue, aussi…

  30. Noisette Sociale à dit:

    @ Safwan : Merci :D

  31. Caro D à dit:

    Comment avais-je pu rater ce billet là ??? Et pourquoi ai-je eu l’idée de venir en arrière aujourd’hui ?
    Que dire, sinon que le début d’une de mes histoires ressemble fort curieusement à la tienne… C’est la fin qui est bien différente : ça aura duré 13 ans… Ca méritera un billet. Un jour. Enfin ça mériterait un livre. Mais c’est encore trop…tôt ?
    Très belle histoire en tout cas. Et ‘est beau de voir que ça laisse de belles images attendries.

  32. Noisette Sociale à dit:

    @ Caro D : Je serais réellement curieuse de lire ça! Une histoire qui a duré 13 ans… J’ai toujours aimé qu’on me raconte ce genre de choses. Alors j’attends le livre ou le billet à ce sujet ;)

  33. Caro D à dit:

    Te ferai signe ;)

  34. Alex à dit:

    Wow ! Comme dirait Caro D, comment ai-je pu manquer ce billet là ? Ouf… Superbe, franchement et ouf… ça ramène des trucs récents (ne pas parler de ma vie amoureuse, ne pas parler de ma vie amoureuse)… ;) Superbe ! Plein de franchise et très personnel, bravo ! :P

  35. Noisette Sociale à dit:

    @ Alex : Ben merci ben! :D héhéhé

  36. Tranche de vie - Quand on tait l’amour « Le Satellite Voyageur à dit:

    [...] billet ici inspiré par un texte qui m’a beaucoup touché de ma collègue de la blogosphère, Noisette Sociale. Ça [...]

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