La naïveté et l’école privée
Il y a un bout de temps déjà, j’ai eu une discussion avec une collègue de travail. Pour vous faire un portrait rapide, elle a envoyé ses enfants à l’école primaire privée, au secondaire privé et son plus vieux vient de rentrer au cégep privé.
Là, s’amorce une petite discussion qui était vouée à l’échec. J’étais d’abord surtout abasourdie par le choix d’envoyer son enfant à l’école primaire privée. Où est l’intérêt??? Elle m’a répondu que c’était évident. C’est parce que c’est beaucoup mieux.
Ah oui? Et au primaire, à part le porte-feuille des parents, sur quoi se basent-ils pour sélectionner les enfants, dites-moi ? C’est vraiment d’un ridicule absolu. Puis de toute façon, je ne comprendrai jamais pourquoi les gens tiennent tant à payer pour quelque chose qui est gratuit…. (Je serais extrêmement tentée de faire ici un parallèle avec le soleil et les salons de bronzage mais je vais faire semblant de me retenir de le faire et de dire à quel point je trouve que c’est une aberration.)
Mais là, le meilleur est à venir… Car on en arrive à discuter en général du choix d’envoyer les enfants au secondaire et au cégep privé :
Moi : - Mais pourquoi avoir choisi le privé ? Je ne comprends pas…
Collègue : - Ben là! Franchement! Parce qu’on veut le meilleur pour nos enfants!
Moi : - Mais encore? En quoi le privé, c’est meilleur?
Collègue : - Ben t’sais, au privé, les enfants sont mieux éduqués et puis en plus, y’a pas d’affaires de un qui couche avec l’autre, de problèmes de drogues pis d’affaires de même.
Moi : - (riant) Ah! Mais tu penses vraiment qu’au privé, les ados ne découvrent pas leur sexualité et qu’il n’y a pas de drogue ?
Collègue : - J’espère ben que non! Heille, écoute, au prix qu’on paie !
Moi : - (…) Euh, si tu le dis.
Comme si l’argent pouvait tout acheter. Misère… Avec des gens comme ça, ça ne sert absolument à rien d’argumenter… Quand quelqu’un est convaincu que l’argent peut acheter la vertu… Oh misère!
C’est pourquoi je ne lui ai pas parlé de cette jeune fille de 14 ans, que j’ai connue il y a quelques années. Une jeune fille dont les parents étaient à peu près aussi naïfs que la collègue dont je vous parle. Ils possédaient une maison assez cossue à Laval, avaient de l’argent pour les fous pis les fins (comme dirait mon père), faisaient des voyages, envoyaient leurs enfants au privé et bien sûr, étaient convaincus que leurs enfants étaient les plus beaux, les plus sages, les plus studieux et les plus XYZ au monde.
Parfois, les parents refusent de voir et préfèrent entretenir leurs illusions auprès de leurs enfants. Je n’ai pas connu les autres mais pour ce que j’en ai entendu, ils étaient dans la même lignée que leur soeur…
Elle avait 14 ans. Allait à la meilleure école privée…
Elle séchait les cours pour aller faire du mush. Vous savez, des champignons magiques. Quand c’était pas du mush, c’était du buvard. Elle ne se rappelait pas avec quel garçon elle avait couché pour la première fois car elle était sur un méchant trip de drogue quelconque.
Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers.
Mais CHUT! Faut pas le dire…
Au privé, c’est parfait… Les oiseaux chantent, le soleil brille…




Jeudi, 28 février 2008 à 10:15
J’approuve totalement ton opinion vis-a-vis les écoles privées. Les pires histoires de drogues et de sexe, je les ai entendus d’élèves qui venaient du privé. La part du parent est beaucoup plus importante que le fait d’être au privé ou au public…
Jeudi, 28 février 2008 à 10:18
L’argumentation de Collègue est vraiment douteuse mais il n’en demeure pas moins que dans plusieurs cas, l’enseignement au privé est clairement supérieur. Pour avoir vécu les deux cas, on retrouve un encadrement vachement supérieur au privé en plus d’avoir des installations qui ne menace pas de s’écrouler à tout moment. Mais surtout, la grosse différence réside en une sécurité d’emploi beaucoup moindre ce qui empêche une école privé de “rester prise” avec un(e) enseignant(e) incompétent pour cause de convention. Sans blague, un enseignant travaille toujours à mon école secondaire après une suspension pour attouchement avec des élèves… C’est pas au privé qu’on verrait ça.
Mais de croire qu’il y a moins de drogues au privé, c’est royalement se leurrer. C’est plutôt tout le contraire…
Jeudi, 28 février 2008 à 10:29
@ gyohm : Moi aussi, personnellement, les pires histoires de drogue, c’était des histoires qui s’étaient déroulées dans le système privé. Par contre, je ne serais pas prête à dire que c’est pire de ce côté-là, je voulais juste démontrer à quel point il faut être naïf de croire que l’argent peut acheter la tranquillité d’esprit… Mais merci pour ta visite!
@ Le Tapageur : Au niveau de la qualité de l’enseignement, je crois que c’est simplement lié à la facilité qu’ont les profs devant une classe constitué seulement d’élèves forts. Dans ce temps-là, c’est plus facile de pousser la matière plus loin. Pour avoir été une élève très forte dans un système public et pour avoir été dans des classes dites enrichies, je n’ai pas à me plaindre de la qualité de l’enseignement que j’ai reçu.
En fait, ce qui me dérange le plus avec l’école privée, c’est le fait que l’État la finance à 60%. Et ça, je trouve ça scandaleux. C’est un mensonge de dire qu’on a un système public et un système privé. Je trouve que l’ensemble des citoyens devraient financer uniquement le système public et le système privé, de par sa définition, devrait voir à se financer lui-même à 100%.
Sinon, je crois que les cas d’enseignants douteux existent dans les deux systèmes. Ça n’empêche pas que c’est déplorable, par contre…
Jeudi, 28 février 2008 à 10:52
C’est un fait qu’à l’école privée, les flots virent aussi mal que dans une école publique côté drogue et délinquance.. Ça dépend du tempérament du flot. Tous les ados se rebellent, à divers degrés, et le type d’école n’y change rien. C’est une phase et il faut que ça soit vécu.
Je pense pas que les écoles privées vendent leur école en prônant l’absence de drogue et de sexe chez leurs élèves anyway, les parents qui pensent ça sont juste fucking cons. C’est pas tant de la naïveté.. C’est surtout une question de “statut social”. Comme chauffer une BMW ou aller dans le Sud à chaque année, “les flots à l’école privée” c’est un critère social pour faire partie de la clique des gens cossus. Un trip d’adulte fiers-pets.
Jeudi, 28 février 2008 à 10:53
C’est drôle mais je ferais un mélange de l’opinion d’aveline et de celle de Tapageur…
S’il est vrai que la sécurité d’emploi “gérée différemment” est un atout du privé pour obtenir une meilleure qualité d’enseignement, il s’agirait alors de fonctionner selon les mêmes principes dans le public… je crois qu’on en est là, dans nos choix de société, à redresser (pris dans le sens de “rendre plus à droite”
la gestion des ressources humaines que sont les profs…
Comme on ne peut pas mettre de lien dans les commentaires, je vais le mettre sur mon blog “aside” au http://www.patlapatate.info, soit un article super intéressant de Nathalie Elgrably, qui parle justement de la sécurité d’emploi des profs. Je ne suis pas pour rendre leur statut plus précaire, mais seulement pour faciliter la sécurité d’emploi à ceux qui la méritent… lisez l’article, c’est intéressant.
Pour coller un peu plus au sujet prinicpal, soit celui du privé vs. le public, je tiens à dire que par principe, je suis totalement contre le système actuel. Comme Pinotte le dit, le fait que le privé soit hautement subventionné, ça me répugne… mais j’irais plus loin que ça: pour moi, l’instruction devrait être universelle à tous, histoire de se donner un peu plus de chances de donner les mêmes chances à tous.
Si l’enseignement est si “mauvais” au public, c’est aussi parce que les “bons éléments” (et ici, les guillemets sont crissement importants…
sont drainés par le système privé… ainsi que les subventions qui iraient avec.
Jeudi, 28 février 2008 à 10:56
[...] le lien vers le texte dont je parlais en commentaire sur le blog de Noisette sociale , concernant l’école privée et l’école [...]
Jeudi, 28 février 2008 à 11:27
D’accord avec ton commentaire. Je connais un type qui a fait tout son secondaire au privé. Aujourd’hui, à près de 40 ans il commence et je dis bien commence à avoir une vie un peu plus stable. Du moment où il a terminé son secondaire jusqu’à il y a quelques années; sa vie se résumait à: vol de voitures, drogues dures et séjours à Bordeaux…..
En corollaire à cette histoire, j’emmène ici une théorie totalement non-scientifique mais qui a peut être un fond de vraisemblance.
Il est clair que l’encadrement au privé est beaucoup plus serré qu’au public. Or lorsqu’on arrive au CEGEP, l’encadrement, bien il tombe à zéro. La terre ne s’arrêtera pas de tourner si un étudiant a de la difficulté à suivre ou encore préfère les terrasses de la rue St-Denis au cours de Philo.
Au public, l’encadrement n’est pas toujours à son meilleur. D’une certaine manière cela a quelque chose de positif en ce que le jeune apprend, dès l’âge de 12 ans à se débrouiller.
Un jeune qui n’a pas appris à développer autonomie et discipline personelle risque fort de se planter rendu au Cegep.
Jeudi, 28 février 2008 à 11:30
“En fait, ce qui me dérange le plus avec l’école privée, c’est le fait que l’État la finance à 60%.”
Quelle hypocrisie! Si on finançait seulement l’école publique, sûrement que sa qualité pourrait s’approcher de celle du privé, non?
Dans le fond, le privé, c’est pour ne pas mélanger les enfants de riche avec les enfants de pauvres, pour ne pas dire les riches enfants avec les pauves enfants, ils veulent avoir leur tour d’ivoire!
Jeudi, 28 février 2008 à 11:33
La qualité de l’enseignement est mieux au privé, c’est sans équivoque. À cause de plein de facteurs, mais le choix des élèves et des enseignants y joue certainement un rôle majeur.
J’ai fait mon secondaire au privé. J’étais un élève moyen dans certaines matières, poche dans d’autres. Quand je suis arrivé au CEGEP, de retour au public, j’étais avec des gens qui n’arrivaient pas à comprendre des éléments que j’avais assimilés depuis le secondaire 2 ou 3, notamment dans les cours de français.
Des amis à moi qui étaient sortis du collège avec des notes en science à peine au dessus de la note de passage se débrouillaient mieux dans les cours de science du CEGEP que d’autres amis sortis de la polyvalente avec des notes presque parfaites.
Maintenant, c’est sûr qu’il y a autant, sinon plus de délinquance au privé. C’est essentiellement une question de moyen. Tout le monde a une auto et le permis à 16 ans, de l’argent de poche ou carrément une carte de crédit. Les dérives, la consommation, les bêtises en deviennent beaucoup plus accessibles. Selon mon expérience, le poids de la qualité de l’enseignement versus la mauvaise influence du milieu reste quand même avantageux.
Pas certain qu’au primaire ce soit souhaitable par contre, ne serait-ce que pour le cercle d’amis des enfants. Un enfant allant à l’école privée ne développera pas, ou alors plus difficilement, de liens d’amitié avec les enfants du voisinage puisqu’il n’ira pas à l’école du quartier. Il ira à l’école à l’autre bout de la ville, dans une minivan “écolier”.
Jeudi, 28 février 2008 à 12:03
Le financement à 60%, ça reste une économie de 40%. C’est pas bénéfique ça? En plus, ça donne des élève qui réussissent mieux, donc double avantage, non?
Grizzlyadams ton commentaire par rapport à l’encadrement est tout à fait juste. La première session de CEGEP de mes copains du privé et moi a été tout sauf sérieuse. Mais ça ne prends pas 2 ans à s’en remettre… Dès la 2e session tu t’y mets et comme t’as le bagage de connaissance pour le faire, tu te rattrapes et tu finis dans les temps prévus.
“Dans le fond, le privé, c’est pour ne pas mélanger les enfants de riche avec les enfants de pauvres”. C’est pas un peu simpliste comme argumentaire ça? Je ne viens pas d’une famille riche, il n’y avait pas plus classe moyenne que mon père. Certaines années, il faisait des sacrifices sur d’autres choses pour payer mes études. Si aujourd’hui je réussi bien, c’est en partie (lisez bien: EN PARTIE) à cause de mon enseignement secondaire de qualité supérieure.
Jeudi, 28 février 2008 à 12:17
Un diagramme de Venn, c’est un diagramme de Venn. Je vois pas vraiment la différence entre les 2 types d’éducations ou d’approches pédagogiques. C’est pas plutôt une question de potentiel intellectuel?
L’encadrement pédagogique c’est vrai que c’est le fun par exemple. Y’en a qui en ont plus besoin que d’autres, et ça dépend toujours des matières, mais je ne me souviens pas d’avoir manqué d’encadrement à l’école publique. Je peux donc pas comparer, mais je sais que si j’avais été “plus encadré”, ça m’aurait agacé. Je veux dire, l’autonomie pis l’initiative c’est primordial et ça s’apprend bien mieux plus jeune on est. Si on fait face à ça plus souvent à l’école publique, je me dis que c’est peut-être tant mieux.
Jeudi, 28 février 2008 à 12:25
Et j’y pense là… La matière au secondaire est tellement facile et générale, je vois vraiment pas quelle -différence- ça peut faire dans les études supérieures anyway. L’influence sur les aptitudes futures d’un élève y est minime. Alors que ça vienne du public ou du privé…
Jeudi, 28 février 2008 à 12:27
J’ai justement eu une discussion ce matin avec une amie à ce sujet. Ainsi, pour rendre la chose encore plus incompréhensible, il semble que ce soit une question d’image plus que de réussite…
Jeudi, 28 février 2008 à 12:38
J’ai fait toute ma scolarité dans le système public. Très souvent avec des enseignants motivés et compétents, et très souvent aussi dans les groupes plus forts des programmes enrichis à cause de la sélection qui s’y faisait à l’admission. De plus en plus, le système public offre l’opportunités aux jeunes et au enseignants “performants” de se réaliser et je crois que l’enseignement qu’on y reçoit peut être d’excellente qualité. D’accord avec vous que les moyens à la disposition du public actuellement ne sont probablement pas à la hauteur des attentes, entre autres pour les professionnels de soutien dans les écoles. Question de sous c’est une aberration que le privé soit à ce point subventionné. D’accord aussi pour dire que l’encadrement des jeunes dans le public est peut-être moins étroit que celui qui est offert au privé et que ça ne suffit pas à gérer toutes les crises d’adolescence! Sans m’avancer trop loin, je ne pense pas qu’on puisse aborder ça de la même façon cependant si le jeune vient d’un milieu défavorisé ou très aisé.
Jeudi, 28 février 2008 à 12:53
Bah… euh… presque gênant là, mais je suis allée à l’école privée. Je crois être équilibrée ;)… mouhahaha
J’y suis allée qu’un an, secondaire 1. Juste des filles, pensionnaires, chez les religieuses. J’y ai vu pas plus pas moins que ce que j’ai vu ensuite ou avant au public, concernant la drogue, le “laufage” de cours, et tout le reste du pas beau qu’on voit à l’école. Par contre dans les cours, ce que j’ai fait en français sec. 1 au privé, je l’ai refait en sec. 2 à mon arrivée au public. J’ai passé une année entière à me dire que j’avais perdu une année d’enseignement du français. J’espère que ça s’est amélioré.
Puis pour ce qui est de l’encadrement, bien étant pensionnaire, tu as des moments réservés aux devoirs, donc pas d’excuses pour arriver le lendemain avec un devoir pas fait. Ça améliore forcément le rendement d’avoir une constance. Il y a aussi l’accessibilité aux ressources, le soir on avait des enseignants, soit retraités soit bénévoles, pour nous accompagner dans les travaux, ce qui n’est pas si facilement accessible au public. Mais même avec ça, mes parents n’ont pas rechigné quand j’ai demandé à sortir de là !
Ma fille de 9 ans est à l’école publique. Je suis très satisfaite de son école, je ne crois pas que le privé lui offrirais plus. Je pense être en mesure de lui offrir l’encadrement dont elle a besoin, au niveau académique du moins…
Jeudi, 28 février 2008 à 12:59
@noisette sociale: De par mon expérience personnelle, les élèves au privé ne sont pas nécessairement plus fort. Mon voisin à redoubler au primaire et travaille d’arrache-pied pour passer mais étudie tout de même au privé. Tant que les parents ont la motivation pour payer, je ne connais aucun cas de refus. Maintenant, est-ce qu’il y a un lien entre la motivation a payé plus pour l’enseignement de ses enfants, l’encadrement offert à la maison et les résultats scolaires? Fort possible. Pour avoir été dans un groupe fort au secondaire où on suivait moins de cours de plusieurs matières pour favoriser l’apprentissage de l’anglais, je dois te dire qu’il y avait quand même nombre de bozos. Tu as sûrement été chanceuse d’avoir tombé différament. Le seul avantage de ses groupes enrichis est sans doute une plus grande motivation des enseignants et ça, ça ne ment pas.
@Patate: Excellent article, vraiment. Elgrably, quoiqu’elle ne présente souvent qu’un côté de la médaille, amène beaucoup d’eau aux moulins des débats et c’est tout à son honneur.
@S.Martel: Je suis franchement d’accord avec toi. C’est toujours bien 40% d’économie et un enseignement généralement supérieur. J’y vois là un exemple de PPP somme toute efficace dont le majeur défaut peut sans doute résider dans sa “non-universalité”. Mais comme tu l’as si bien illustré, je crois que quand on veut offrir ça à nos jeunes, beaucoup le peuvent. Suffit uniquement d’arrêter de vivre au dessus de ses moyens ce que 90% de la population fait…
Jeudi, 28 février 2008 à 1:44
S.Martel,
il faudrait peut-être indiquer plus fortement que vous me parlez, j’ai failli manquer le fait que vous avez cité une partie de mon commentaire…
« Dans le fond, le privé, c’est pour ne pas mélanger les enfants de riche avec les enfants de pauvres »
Je considère plus ça comme la réalité que comme un argument puisque, oui, le prix demandé aux parents pour s’inscrire un enfant au privé fait en sorte de séparer objectivement les riches des pauvres, même si c’est le sens du sacrifice, ou, autrement dit, des priorités et des valeurs, qui délimite la cassure sociale, ce qui se passe majoritairement au niveau de la classe moyenne. Il doit être très rare de voir des enfants de la classe pauvre fréquenter l’école privée, le contraire moins. C’est juste désolant de penser que des enfants pauvres qui ont de super capacités n’auront pas l’opportunité d’avoir une éducation supérieure. En un sens, je pense que ma vie serait peut-être différente aujourd’hui si j’avais eu cette opportunité, puisque, en plus de provenir d’un milieu pauvre, j’ai eu la malchance de ne pas pouvoir avancer d’une année à cause d’un changement de règle à l’époque où j’étais à la petite école…
Pour ce qui est du 40% d’économie, il faudrait alors que les écoles privées acceptent gratuitement des élèves doués de la classe pauvre pour que cela soit équitable. Nous payons collectivement ce 40%, je ne vois pas pourquoi ce 40% ne pourrais pas servir ce cette manière.
Jeudi, 28 février 2008 à 2:25
Excellent billet Noisette!
Dans les écoles privées, on apprend à haïr les crisses de pauvres bs parasites de la société et dans les écoles publiques on apprend laborieusement (mais quand même) à vivre avec TOUS LES AUTRES, INCLUANT LES PAUVRES. Le seul point positif réel des écoles privées est le recours occasionnel aux écoles et surtout AUX CLASSES non-mixtes qui donnent d’excellent résultats. Je suggère donc l’introduction des classes non-mixtes au primaire et au secondaire dans les écoles publiques pour mettre fin à la discrimination fémi-fasciste qui y règne.
De plus, les subventions aux écoles privées québécoises sont d’un ridicule consommé. Comment se fait-il que cela n’est pas le cas en Ontario et qu’au Québec on est assez CAVES pour faire ça?
Par contre, ils ne faut pas interdire les écoles ENTIÈREMENT privées, car ils apportent une saine concurrence qui est nécessaire et qui profitera aux élèves des écoles publiques. De plus, si des parents veulent gaspiller LEUR PROPRE FRIC dans des écoles privées, pourquoi les en empêcher? Il faut tout de même respecter la liberté de choix.
Je me sens privilégié que mes parents n’aient pas eu le moyen de m’envoyer à l’école privée: cela a fait de moi une personne plus humaine et plus ouverte aux différences. Même si j’avais 1 milliard de dollars dans mon compte en banque, je n’enverrai jamais mes enfants à l’école privée mais je ferais tout en mon pouvoir pour les encadrer moi-même.
Jeudi, 28 février 2008 à 2:28
…et de plus les méchantes écoles publiques ne m’ont pas empêché pas de terminer une maîtrise en mathématiques bientôt!
Jeudi, 28 février 2008 à 2:33
Je vous ai tous lus, mes amis… je travaille à une GIGA réponse à tous… De retour bientôt!
Jeudi, 28 février 2008 à 2:36
Des écoles entièrement privées existent au Québec. Voici un exemple d’un école multilingue à priorité anglaise, le réseau des Écoles Vision.
http://www.visionschools.com
Jeudi, 28 février 2008 à 2:45
Par contre, tout n’est pas parfait dans les écoles publiques québécoises. Les monpoles syndicaux, la sécurité d’emploi mur à mur même pour les mauvais profs et le népotisme systématique rend l’école publique moins stimulante qu’elle le devrait. Et que dire de l’enseignement des langues qui s’enfonce de plus en plus creux!
De plus, il faudrait encourager beaucoup plus l’école à la maison comme forme de pédagogie. Les études démontrent clairement que cette forme est la plus efficace et la plus enrichissante, lorsque les parents peuvent se le permettre bien sûr.
Voici un pamphlet fort intéressant sur cette question.
http://www.quebecoislibre.org/06/061112-4.htm
Jeudi, 28 février 2008 à 2:47
monOpoles
Jeudi, 28 février 2008 à 3:01
À vous entendre Davidg, les écoles privés sont des camps d’endoctrinement de richissimes extrémistes. Pour l’ouverture à la différence on repassera.
Jeudi, 28 février 2008 à 3:32
Je persiste et je clarifie: la nature intrinsèque des écoles privées fait en sorte qu’elles deviennent des camps d’endoctrinement où la plèbe pauvre est méprisée. De la même façon, les écoles publiques sont des camps d’endoctrinement étatistes. Peut-être n’êtes vous pas contaminé par cette propagande haineuse, mais tous n’ont pas votre sens critique.
En ce qui concerne mon ouverture à la différence, vous devriez lire mes commentaires EN ENTIER. Je n’ai jamais préconisé l’interdiction des écoles privées et je propose même le développement accru de l’école à la maison!
Jeudi, 28 février 2008 à 3:43
“Et au primaire, à part le porte-feuille des parents, sur quoi se basent-ils pour sélectionner les enfants, dites-moi ?”
Le seul bémol sur ton billet. Oui, le portefeuille est la priorité mais il y a aussi des critères académiques.
Jeudi, 28 février 2008 à 4:23
Donc, suivant votre logique conspiratrice Davidg, il faudrait carrément abolir l’école, privée et publique, afin de se protéger contre la propagande haineuse? Sans vouloir enlever rien au métier noble de prof, je crois que bien peu d’entre eux seraient en mesure d’endoctriner un élève.
Jeudi, 28 février 2008 à 4:25
Au début du primaire, on fait passer des test de QI dans plusieurs écoles privées.
Jeudi, 28 février 2008 à 4:29
Pour vous dire, je suis dans une école privée.
Dans mon école, le développement de l’adolescence est le même que n’importe où. Même, qu’il existe des élèves n’ayant jamais eu une progression scolaire et mentale face à l’éducation. Si vous voulez, lorsqu’on voit le résultat de certains élèves, on se demande que si les mettre dans une école publique ou privée serait la même chose.
Mais, à pars cette catégorie de pires élèves, nous avons des élèves ayant une réelle progression scolaire et mentale face à l’éducation.
La conclusion que je veux porter est que le privée n’a pas un encadrement luttant contre les perfidies de l’adolescence. Je connais des personnes fumant, et pourtant: voilà! On se respecte.
Seulement, nous savons que les personnes en face de nous n’auront pas forcément notre chemin.
L’avantage ou l’inconvénient, je crois du privé, est: si vous tenez à ce que je le dise, qu’on voit des riches comme des enfants de pdg et tout.
Jeudi, 28 février 2008 à 4:32
@S. Martel
Je parlais de la NATURE INTRINSÈQUE de ces écoles qui fait en sorte que ce sont des camps d’endoctrinement, pas des professeurs en tant qu’individus. De plus, ce point négatif ne justifie surtout pas l’abolition de ces écoles qui serait encore plus néfaste.
Jeudi, 28 février 2008 à 4:35
Cachez ces crisses de pauvres que je ne saurais endurer!
Jeudi, 28 février 2008 à 5:06
@ DavidG je pense que vos commentaires sur les écoles privé sont plus basés sur une combinaisons de plusieurs facteurs personnels que sur des faits, j’ai été à l’école privée et l’on ne m’a pas appris à mépriser les pauvres à cet endroit à moins que j’ai été dans la seule école privé du Québec qui ne méprisait pas les pauvres alors que toutes les autres le faisait.
Pour en revenir à la dame du billet, elle va tomber de haut quand elle va apprendre ce qui se passe vraiment dans les écoles privées. Quoi que les problèmes de drogue et de taxage ne sont peut être pas aussi présent à l’école privée un ado reste un ado et la situation c’est l’ado qui la choisit.
Pour ce qui est de la supériorité de l’enseignement privé je suis loin d’être convaincu qu’il est si supérieur parce qu’on ne peut pas seulement que comparer les notes des élèves pour voir qui est le meilleur du privé ou du public, il y a des facteurs socio-économiques, les ressources disponibles qui influencent directement la capacité d’apprentissage de l’élève. J’ai été au secondaire privé et lorsque je suis arrivé au CEGEP je n’étais pas plus intelligent ou nécéssairement meiux préparé que ceux qui arrivait du public.
Jeudi, 28 février 2008 à 5:16
@ Lobsterman : On se rejoint parfaitement sur le fait que des ados, au privé comme au public, ce sont des ados. Et c’est surtout ça que je voulais faire ressortir dans ce billet ! héhéhé Tu as tout à fait raison aussi pour le statut social. je suis également convaincue que c’est ça qui passe avant le “Je veux que mon enfant ait la meilleure éducation possible.” Peut-être… mais ça vient sûrement en deuxième. Préjugé ou pas?
@ Patate : Décidément, tu aimes beaucoup travestir mon surnom
Sinon, j’adore l’essentiel de ton propos! L’instruction se doit d’être universelle. Par contre, je suis contre les classes hétérogènes. Un système accessible à tous mais où l’encadrement est mieux géré. Les écoles où ils n’offrent que des classes hétérogènes comme au cégep, c’est mauvais pour les plus faibles comme pour les plus forts. Mais ça, c’est un autre débat
Puis c’est vrai que bien des bons éléments sont sucés par le privé. Dans le sens imagé, là.
@ grizzlyadams : Tu apportes un exemple comme il en existe beaucoup! Par contre, ce n’est pas seulement le propre du privé. Ça arrive souvent au public aussi, malheureusement.
Tu amènes un bon point par rapport à l’encadrement plus serré au privé et au désarroi possible à l’arrivée au cégep. Par contre, y’a d’autres facteurs aussi…
Si tu prends moi, qui n’avait jamais développé de discipline de devoir, d’études ou de travail scolaire au secondaire parce que je réussissais tout les doigts dans le nez… J’ai trouvé ça pas mal dur en arrivant au cégep. Ce fût un dépaysement total.
Mais au bout du compte, je suis revenue à mes bonnes vieilles habitudes… J’ai hâte de voir ce que ça va donner à l’université!
@ Renart L’Éveillé : Oui, c’est une belle hypocrisie. À mon avis, il n’y a que le système public qui mérite d’être financé… et à la limite, qui mérite d’exister! L’éducation pour tous… mais avec des classes plus homogènes pour répondre mieux aux besoins des étudiants. Avec l’argent de plus qu’on aurait à mettre dans le système, j’ai foi que ce serait très réalisable!
Jeudi, 28 février 2008 à 5:21
@ S. Martel : Pour avoir été au public, rassure-toi, moi aussi j’ai eu l’impression, à mon arrivée au cégep, que j’étais de retour en secondaire 2 dans certains cas! Mais ça, je crois que c’est l’apanage de tout élève fort qui se retrouve au cégep.
Pour la délinquance, il est certain que la question des moyens financiers y joue pour beaucoup… mais paradoxalement, c’est aussi vrai quand on parle de pauvreté élevée. Finalement, nous sommes tous dans le même bateau
Et pour répondre à votre autre commentaire, je ne vois pas le 40% comme une économie. Le privé, de par sa définition, ne devrait simplement pas être financé par le public. Le public devrait financer le système public, point.
Et si les élèves “réussissent mieux” au privé, la raison est fort simple : les étudiants sont sélectionnés. Alors la comparaison de la réussite entre l’école privée et publique est difficilement réalisable.
C’est comme dire que les élèves dans les classes enrichies réussissent mieux que les élèves en classes régulières. C’est sûr! Ce sont les plus forts qui sont dans les classes enrichies
Jeudi, 28 février 2008 à 5:28
@ Julie : Je suis d’accord avec toi.
@ mélou : Je n’ai pas à me plaindre non plus de mon parcours au public. J’ai aussi eu la chance d’avoir de très bons enseignants motivés, il y en a d’ailleurs qui ont eu un impact sur la suite de mon existence! C’est un prof d’Histoire de secondaire 2 qui m’a fait comprendre l’importance d’avoir une culture générale qui va en dehors du scolaire et il a commencé à me faire lire Maupassant à 14 ans. Je lui en suis redevable aujourd’hui… et c’est d’ailleurs resté un ami.
@ lafelee : C’est pas ta faute, ce sont quand même tes parents qui ont fait le choix à prime abord
Étant pensionnaire, tu as eu la totale, côté encadrement! Mais moi, je te dirais que le problème d’encadrement, en général, de nos jours, c’est un problème surtout parental. Encore une fois, je me répète, mais à l’école, l’encadrement passe d’abord et avant tout par l’instauration d’un système moins hétérogène avec des classes plus homogènes… Et pour le reste, c’est à la maison que ça devrait se passer.
Je suis convaincue, à te lire, que Puce n’a pas de problème de ce côté-là
Jeudi, 28 février 2008 à 5:34
@Y-Man
Je ne dis pas que les professeurs disent directement aux élèves qu’il faut mépriser les pauvres mais la NATURE INTRINSÈQUE des écoles privées, i.e. l’absence de pauvres dans l’environnement étudiant et la prédominance des rongeux de balustres religieux dans les directions scolaires, fait en sorte que les étudiants plus riches ne sont pas confrontés aux étudiants pauvres, ce qui crée un climat de mépris contre “ces crisses de pauvres qui heureusement ne sont pas avec nous dans notre école prestigieuse”. Et comme les rongeux de balustres ne sont pas les plus respectueux de la plèbe pauvre…
Tant mieux si vous avez réussi à aller au delà de ces considérations.
Jeudi, 28 février 2008 à 5:34
@ Davidg : Merci
Très intéressant le point que tu apportes par rapport aux classes non-mixtes!
Pour avoir été dans une école secondaire composée uniquement de filles (Oui, c’était une école publique. Non, nous n’avions pas d’uniformes. lol), je crois que c’est un avantage certain sur le plan de la réussite scolaire et de la concentration. Évidemment, ça ne règle pas tous les problèmes mais c’est un facteur qui serait plus à considérer. En ville, c’est plus faisable qu’en région, par contre, par rapport à la clientèle moins nombreuse en région. Parfois, c’est difficile d’avoir assez d’élèves pour un niveau alors…
Idéalement, je crois qu’on pourrait se passer complètement du privé. Mais honnêtement, si le privé se finançait lui-même, tout seul, à 100%, ça ne me ferait pas un pli qu’il continue d’exister. Le privé, c’est le privé, point.
@ darklordcenter : Bienvenue ici! Vous l’avez bien dit, le privé ne protège pas contre les perfidies de l’adolescence. C’était d’ailleurs le sujet principal de mon billet
Merci d’être venu mettre votre grain de sel!
Jeudi, 28 février 2008 à 5:39
@ Y-man : Oui, c’est le seul point sur lequel je ne voulais pas embarquer et c’est sur celui des préjugés. Je pense que du côté des riches comme des pauvres, y’en a pour mépriser l’autre catégorie et je ne crois pas que l’école publique ou privée encourage ce type de comportement, d’un côté plus que l’autre.
Pour le reste de ton commentaire, tu résumes bien ma pensée… (Surtout que je suis un peu débordée, ici, là! C’est rare! lol) Merci, merci beaucoup!
Ceci dit…
Davidg, maintenant que tu as apporté une précision, je comprends mieux ton point de vue et j’y adhère. Si tu parles de la nature intrinsèque, de par la sélection et le fonctionnement de l’école privée, je te donne raison.
Jeudi, 28 février 2008 à 5:43
Sans oublier l’excès de conformisme causée par les uniformes à la con. Une belle façon d’asphyxier la capacité d’indignation face aux injustices et à la pauvreté.
En région, on peut très bien utiliser des classes multiniveaux mais j’admets que les classes non-mixtes sont plus difficiles à mettre en oeuvre.
Jeudi, 28 février 2008 à 5:47
Des classes non mixtes à l’intérieur d’écoles mixtes. L’idéal!
Jeudi, 28 février 2008 à 6:05
Ouff !!! Je vais t’épargner mon commentaire, je pense que tu en as eu assez !!!
Jeudi, 28 février 2008 à 6:09
@ DavidG : Oui, tout à fait
J’ai d’ailleurs fait mon exposé oral de fin de session, en socio, à la session passée, sur le sujet 
Jeudi, 28 février 2008 à 6:14
Noisette, ça me surprend que tu n’aies pas réagi négativement au sujet de ma “discrimination fémi-fasciste”.
Tu étudies à temps partiel?
Jeudi, 28 février 2008 à 6:20
Ton anecdote sur la jeune ado de 14 ans me fait penser penser à un rare film holywoodien que je suis capable de visionner: Trafic!
Bon film!
http://en.wikipedia.org/wiki/Traffic_%282000_film%29
Jeudi, 28 février 2008 à 6:29
@ Vegekat : Ouin, je pense qu’on a pas mal fait le tour
lol
@ DavidG : Au nombre de trucs que j’ai lu ici aujourd’hui, j’ai décidé de passer outre
lol Sinon, pour répondre à ton autre question, j’étudiais au cégep jusqu’à la session passée… J’ai lâché l’école… Pour mieux revenir en force à l’université
Merci pour la suggestion de film mais j’en regarde si peu… j’haïs ça, regarder des films… Mais peut-être… sait-on jamais.
Jeudi, 28 février 2008 à 10:26
Si un élève du privé ne coûte au gouvernement que 60% du coût qu’il engendrerait dans le système public (duquel il se soustrait, ce que plusieurs semblent oublier), que vous êtes pour ou contre, que vous le regardiez d’en haut ou de travers, c’est assurément une économie de 40% pour le gouvernement.
Ce qu’il faudrait savoir avant de couper complètement les subventions aux écoles privées, c’est combien de ces élèves reviendraient dans le système public quand ont doublerait les frais de scolarité au privé? Là vous allez savoir si ça vaut le coût ou non de subventionner. Si ça frôle le 60%, ce n’est pas une bonne idée.
Et c’est sans considérer le facteur de réussite, qui a long terme est payant en imposition sur le revenu. La méchante réussite tabou dont il ne faut pas mentionner le nom sous peine de perdre son innocence et sa vertu. Oui les classes enrichies c’est élitaire, oui les écoles privées pondent de meilleurs élèves parce qu’ils les trient à la source, mais bordel, qu’est-ce que les gens ont donc contre l’excellence? J’aime mieux une société où les meilleurs ont la chance d’aller de l’avant à pleine allure que leur offrent leurs capacités que d’être retenu par un nivellement égalitaire.
Cela dit, de réserver une partie des places au privé pour des gens n’y ayant pas les moyens est une excellente idée (ça devrait même être une condition aux subventions). Ça se fait ailleurs, mais ça prends un sens de la communauté pour arriver à ce raisonnement, donc bonne chance parce qu’ici on est pas prêt d’en voir le début de l’ombre.
Jeudi, 28 février 2008 à 11:39
Tout un débat!!
Je suis allée moitié au privé, moitié au public. Plus que l’encadrement, ce que je recherchais en allant au privé, c’était une petite école dans laquelle j’aurais ma place. Des profs merdiques, j’en ai eu au privé comme au public.
Y’a de tout dans toutes les écoles! Si on pense aux élèves, certains sont nuls au privé comme au public. Oui, on les choisit au privé, mais si on prenait seulement les meilleurs, comment expliquer les moyennes de 49% dans mes examens de français dans deux de mes groupes (j’enseigne au privé). La répartition bons/poches ne se fait pas seulement entre école privée et école publique, elle se fait entre les différentes concentrations au sein d’une même école. Les faibles sont de plus en plus ensembles et les forts ensembles. Est-ce que c’est mieux? Je crois que pas mal chacun a son opinion là-dessus.
Dans ma cohorte au secondaire, avant la popularisation de l’école à la carte dans laquelle on choisit son profil, on retrouvait des bons et des poches. Certains sont médecins (bon, étudient encore parce que ça ne fait pas assez longtemps qu’on a fini), d’autres ont choisi des avenues qui s’éloignait de l’école. D’autres ont frôlé la prison!
L’école, c’est un facteur de réussite, mais avant tout, c’est l’élève qui peut faire la différence, il ne faut jamais l’oublier.
Au privé, les enfants se rebellent contre leurs parents, ils ont les moyens d’acheter de la drogue… ce sont des adolescents comme ceux du public.
Vrai, d’un quartier à l’autre, la nuance peut être plus flagrante, mais de façon générale, la différence public/privé tient davantage dans les programmes offerts, la grosseur de l’école et les valeurs qui y sont prônées. Ah, oui, 2000$ par année aussi!
Vendredi, 29 février 2008 à 8:06
Crime, c’est pas si cher finalement!
Si tu coupes un café Tim Horton par jour, ça te donne: 1,50$ fois 365 = 547$
Ok asteure coupe dans la bière, un 6 packs au lieu d’une douze par semaine: 10$ fois 52 = 520$
On as-tu le goût de parler d’arrêter de fumer? 8$ du paquet, 3 paquets par semaine: 8$ fois 3 fois 52 = 1280$
Tiens, monsieur X de la classe moyenne, déjà 2000$ de ramassé pour l’étude à un de tes flots si tu coupes dans la marde.
C’est une question de priorité, et il faut pas s’attarder aux “vertueux” pauvres petits pauvres, ils auraient les moyens de payer l’école privée à leur enfant, mais ils ne veulent pas les prendre.
Vendredi, 29 février 2008 à 11:18
@ S. Martel : On pourrait débattre longtemps là-dessus mais ce n’était pas le but de mon texte
Je résumerai ma pensée sur ce point en disant que je n’aime pas voir les individus en termes d’économies ou de dépense. héhéhé
@ M : J’explique tes moyennes de 49% par un mauvais enseignement
HA HA HA Bien sûr, c’est une blague
Merci d’être venue contribuer au débat! Et tu l’as bien dit, l’école est UN facteur parmi plusieurs autres. Puis comme je l’ai dit aussi, l’adolescence se vit de la même façon chez un étudiant du privé comme du public, c’est une question de tempérament.
@ Lobsterman : Je DÉTESTE souverainement
ce type de calculs. Comme si la vie était si simple! Je disais ça à ma mère, au primaire: “T’sais maman, si tu arrêtais de fumer, au bout de l’année, on économiserait tant et on pourrait s’acheter ci pis ça.” Mais dans la vraie vie, ça marche pas de même. Quand tu coupes dans une dépense comme ça, l’argent passe vite ailleurs. Y’a pas grand monde qui ont le réflexe de mettre ça de côté pour vrai
Évidemment, je sais que tu voulais imager… Mais ça me tape quand même sur les nerfs
Vendredi, 29 février 2008 à 4:12
mange d’la marde calice de péquiste suceux de l’état providence. c’est avec des cadavres aveugles comme toi qu’on habite l’un des plus merdique état de l’Occident.
Vendredi, 29 février 2008 à 4:26
@ EAT 101 BILL : De par ton choix de me traiter de péquiste suceuX, j’en conclus que tu n’as pas eu l’intelligence de comprendre que j’étais de sexe féminin alors tu as certainement encore moins l’intelligence de comprendre quoi que ce soit à un débat de société.
Merci tout de même d’être passé
Vendredi, 29 février 2008 à 4:28
@ Tous : Je ne suis pas péquiste. Je suis citoyenne. Pas d’ex-Option Citoyenne. Juste citoyenne. Et indépendantiste. Juste au cas… Merci.
Dimanche, 2 mars 2008 à 9:19
Intéressant… Je suis une enseignante au privé qui est arriver là par hasard… Je suis allée à l’école publique. Je crois que lorsqu’on choisi une école pour son enfant, on choisi un milieu de vie où il ou elle se sentira bien. Il n’y a pas d’école parfaite, je connais de très bonnes écoles publiques et de mauvaises écoles privées. J’aime l’école où j’enseigne parce qu’elle est petite, pour les services qui sont offerts aux élèves et sa dimension humaine. BREF, on ne choisi pas, à mon opinion, le public ou le privé, on choisi le milieu scolaire. (point)
Dimanche, 2 mars 2008 à 11:44
EAT 101 BILL, y’a rien, ni personne qui te retient. Un billet d’autobus pour sortir du Québec, c’est pas si cher. Vas-y mon chum, gène toi pas.
Je crois qu’on va être en mesure de s’arranger malgré ton absence.
Lundi, 3 mars 2008 à 11:16
@ Emma : C’est vrai, il n’y a pas d’école parfaite et en général, quand on choisit une école, on la choisit en fonction du milieu de vie offert à cette école. Cependant, personnellement, je crois qu’on pourrait faire avec seulement le système public
@ S. Martel : Je seconde
Jeudi, 22 mai 2008 à 3:27
Personnellement je croit que c’est ridicule les parents qui croient que l’école privée offre un meilleur enseignement. FAUX!!!!!!!!!!! a fin de l’année on fais les meme examen du ministere qui est ce qui decide si tu obtien ton diplome !!! DAHHH
Jeudi, 22 mai 2008 à 3:35
@ Caroline : Il y a à mon avis une disparité dans la qualité de l’enseignement entre les diverses écoles mais ça ne se divise certainement pas automatiquement entre le privé et le public. Puis t’as raison, au bout du compte, ce sont les mêmes évaluations qui vont décider du diplôme.