Bilan d’une tempête
Je vais faire une vraie blogueuse québécoise de moi-même et vous donner moi aussi mes impressions en lien avec la tempête qui s’est abattue sur le sud-ouest de la province au cours des dernières heures.
La voiture à égalité avec le transport en commun: Ce matin, Fiancé m’offre généreusement de me déposer au travail vu qu’il fait tempête dehors et qu’il m’aime. (J’ai vraiment de la chance, compte-tenu qu’il est sorti avant moi pour déneiger la voiture, que d’aller me déposer est un méchant détour pour lui, qu’il savait que ça prendrait plus de temps vu l’état des routes et que je ne suis pas parlable le matin… quoique je m’améliore. Bref, je l’aime et il est adorable. Fin de la parenthèse.) Alors que normalement, le trajet en voiture prends environ 30 minutes, ça a pris 1h15. Comme de fait, j’arrive en retard au bureau (je ne suis pas la seule) et je me fais narguer par mes collègues qui me disent que j’aurais dû prendre le transport en commun qui m’aurait aussi normalement pris 30 minutes de mon temps pour me rendre. Je me dis qu’elles ont bien raison, ça aurait sûrement été beaucoup plus vite mais en même temps, j’étais quand même très contente d’avoir été dans le confort de la voiture de mon amoureux pour me rendre. (QUELQUES HEURES PLUS TARD) Je quitte le bureau pour me rendre au collège où j’ai un examen de fin de session. Là, je me rends en transport en commun et comme le collège est située à même distance du bureau que l’est mon appartement, ça prend normalement autour de 30 minutes pour m’y rendre. Bien, en raison de l’autobus qui a pris au moins 25 minutes avant d’arriver au métro (il passe normalement aux 6 minutes ou à peu près), des routes mal déneigées et des arrêts fréquents, ça a également pris 1h15 et je suis arrivée en retard à mon maudit examen. Conclusion: Quand y’a une tempête comme ça qui ensevelit Montréal, c’est l’enfer pour se transporter du point A au point B, point final.
Du cardio à la pelle: Après mon examen, j’entreprends de marcher la distance qui me sépare du collège à chez moi, ce qui prends normalement 10 à 12 minutes. Je n’ai pas calculé le temps que ça m’a pris mais avec les trottoirs qui étaient dégagés principalement par les nombreuses traces de pas des nombreuses personnes les ayant empruntés au cours de cette journée de tempête, ça a dû prendre le double. Ce fût également une belle occasion de mettre mon cardio à profit bien malgré moi et de constater par le fait même une autre chose que je savais déjà: je n’ai pas de cardio. J’aimerais remercier également les nombreux propriétaires de voiture qui ont contribué largement à mon activité cardiovasculaire en choisissant de pelleter la neige en direction du trottoir.
Prise de connaissance d’une nouvelle forme d’abus parental: Alors que j’étais encore au bureau ce matin, mes oreilles prennent connaissance d’une conversation se déroulant un peu plus loin où une mère banlieusarde se vante à ses voisines de bureau. Questionnée au sujet des nombreuses commissions scolaires qui étaient fermées ce matin et à savoir si conséquemment, ses enfants avaient congé d’école aujourd’hui, elle répond la chose suivante: “HA HA! Il était pas question que je les laisse faire la grasse matinée ce matin alors que moi, fallait quand même que je me lève pour aller travailler. Je les ai fait habiller puis je leur ai pas donné le choix: Ce sont eux qui sont allés déneiger le char à maman pendant que maman, elle, prenait tranquillement son café avec papa en les regardant faire par la fenêtre.” Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il me semble que c’était gratuit, surtout que comme les enfants n’avaient pas besoin de se faire garder, ils auraient simplement pu rester au lit et en profiter. Elle était probablement jalouse et voulait se “venger” un peu. Misère…
Un mot sur les pneus d’hiver: De nombreux accidents et ralentissements sur le réseau routier ont été causés par des gens qui n’avaient pas doté leur voiture de pneus d’hiver. Le cas qui m’a été le plus relaté aujourd’hui (directement ou indirectement) concernait la rue University. Apparemment que c’était l’enfer à chaque changement de lumière parce que University étant une rue en pente, lorsque les feux viraient du rouge au vert, il y avait toujours MINIMUM un char qui avait toutes les difficultés du monde à repartir car il n’avait pas de pneus d’hiver, ça dérapait de partout, c’était la joie. C’est comme ça à chaque année, c’est toujours le même problème et tant et aussi longtemps que les pneus d’hiver ne seront pas obligatoires pour circuler sur les routes du Québec, il y aura toujours une bordée de tatas pour se faire accroire la fameuse niaiserie suivante: “Bah, des bons pneus 4 saisons pas trop usés, ça fait la même job que des pneus d’hiver.” BEN NON. Pour ceux qui avaient pas pris le temps de les faire poser encore, je vous pardonne. Pour ceux qui vont arguer que “tsé, c’est pas tout le monde qui a les moyen de se payer ça”, je leur répondrai que si t’es trop pauvre pour prévoir l’achat de pneus d’hiver aux X ans, c’est que tu es probablement trop pauvre pour posséder une voiture. Je veux bien être à gauche mais quand tu fais un choix, il faut que tu assumes ce qui vient avec.
Un mot sur les lâches: Pour tous les travailleurs qui se rendent au boulot en voiture et qui ont “callé malade” ce matin car ils étaient découragés par ce qu’ils ont vu par la fenêtre… si vous n’en avez pas profité pour déneiger au courant de la journée… J’ose pas imaginer votre face demain matin quand vous verrez un gros tas de neige épousant les formes de votre chère voiture. MWAHAHAHAHAHAHA.
C’est ce que j’avais à dire sur le sujet.
Et pendant que nous tous qui avons eu à mettre le pied dehors pour une raison ou pour une autre, mon chat, lui, ne s’est pas gêné pour se la couler douce, comme à son habitude: 




Mardi, 4 décembre 2007 à 3:47
ayoye! ton chat ressemble trop au mien c malade! tu peux tu m’envoyer un mail pour me laisser ton courriel? j’voudrais t’envoyer une photo pour que tu constates par toi-même (une pic où il est couché de la même manière en plus!).