Constater concrètement par moi-même quelque chose que je savais déjà…
Comme c’est vendredi et que la semaine a été longue pour tout le monde (du moins, je me permets de le penser), je vous suggère quelque chose de relativement léger ce qui ne veut pas dire que ça ne cache pas quelque chose de relativement plus profond.
Nombre d’entre vous, dont je suis, sont inscrits sur Facebook, ce nouveau site web de réseau social qui fait fureur. Avant la vague Facebook, j’étais une fanatique de MySpace. Ce qui m’avait attiré avec Facebook, c’est l’aspect plus clean, plus sérieux et comme notre profil figure sous notre vrai nom (quoique certains contournent la règle) , je me disais que ça limiterait le nombre de contacts inutiles à qui on ne parle jamais et qu’on ne connaît même pas de près ou de loin.
Ma règle d’or se voulait être la suivante: Je n’ajouterai que des gens que je connais vraiment, que j’apprécie et avec qui je veux vraiment avoir une filiation. Si je compare à MySpace sur lequel j’ai encore au-dessus de 1500 “amis” qui font office de figurants plus souvent qu’autrement et à Facebook où j’en ai 105, il est évident que je n’ai pas tout à fait respecté ma règle. Car entre vous et moi, je ne crois pas qu’il est possible d’avoir 105 amis proches. Ou alors, nous n’avons pas la même définition vous et moi de ce qu’est l’amitié. (Humm, comme ça pourrait être un bon sujet de post potentiel!)
Bref, je n’ai pas pu résister à l’envie d’ajouter de vieux camarades d’école, autant du primaire que du secondaire, même si à l’époque où j’étais dans les mêmes classes qu’eux, je ne leur avais jamais adressé la parole. Comme plein d’autres zoufs, (malheureusement, je ne suis pas parfaite) je me suis surprise à m’intéresser à ce que deviennent des personnes dont je me foutais éperdument à l’époque. Je ne sais même pas si je veux essayer de comprendre. J’imagine que ça fait partie du concept de curiosité humaine.
Tout ça pour arriver à l’anecdote suivante. Il y a certains artistes québécois (entre autres) qui ont également un compte sur Facebook et qui, comme de fait, y figurent sous leur vrai nom. Sur un site de réseautage comme celui-là, c’est trop facile de s’essayer d’aller cliquer sur “ajouter comme ami”, juste pour voir si ta demande va être acceptée.
Comme je ne suis pas une tache, je ne suis pas partie à la recherche de toutes les personnalités connues dans l’espoir d’en avoir le plus possible dans ma liste d’amis. Non. Mais de fil en aiguille, je suis tombée sur le profil de deux artistes que je respecte énormément et j’ai cliqué sur le fameux bouton “ajouter comme ami”, juste comme ça, pour voir. Les deux ont accepté ma demande! J’ai pris le temps de leur envoyer un petit mot de remerciement pour leur dire que j’appréciais le geste ainsi que l’ensemble de leur oeuvre. (Pas de panique! C’était vraiment court, contrairement aux textes que je publie ici.) J’ai même reçu une réponse de chacun. J’ai trouvé ça sympathique.
Bon, là, j’y arrive vraiment. Là où j’ai constaté par moi-même quelque chose que je savais déjà, soit le fait que généralement, les “amitiés” sur un site de réseautage tels MySpace ou Facebook, ça ne vaut pas un clou, tellement que si vous croiseriez un tel “ami” sur la rue, il y a plus de chances que vous passiez votre chemin que de chances que vous vous arrêtiez pour lui parler.
En descendant à la cafétéria tantôt, j’ai croisé un des deux artistes dont je vous parlais un peu plus haut. J’étais impressionnée et j’avais envie d’aller lui adresser un mot. Pour lui dire quoi? “Heille, chose, j’aime vraiment beaucoup ce que tu fais.” Genre de truc qu’il doit toujours entendre et même si c’est flatteur, il doit en avoir ras-le-bol de tout le temps se faire approcher de même par du monde qui sont contents de le voir en personne mais qui n’ont rien à lui dire, au bout du compte. Puis là, une autre approche m’a traversé l’esprit: “Bonjour monsieur Chose. Saviez-vous que nous sommes amis sur Facebook?” Pour me dire immédiatement à moi-même que: de un, si j’y ai songé, il y a sûrement un paquet d’autres tatas qui l’ont fait avant moi et de deux, oui pis après j’aurais dit quoi?
Dans beaucoup de situation, mieux vaut se fermer la gueule, ce que j’ai fait.
Bon, j’aimerais quand même mentionner qu’une des principales raisons de cette décision touche surtout le fait que j’ai la chance de travailler dans l’immeuble d’une station de télévision bien connue et je me suis dit que s’il y avait un endroit où un artiste ne devrait jamais se sentir comme une bête de cirque, c’est bien dans une station de télévision. Parce que s’il fallait que des employés d’une telle station commence à faire les groupies en plus… *roulement des yeux*
Tout ça pour finalement dire ceci: Ce n’est pas parce que quelqu’un est notre ami sur Facebook que ça veut dire quelque chose. Donc, ce n’est pas nécessairement un bon moyen pour quelqu’un qui voudrait par exemple élargir son réseau social réel. Et pour quelqu’un qui serait assez naïf pour croire qu’il pourrait se faire des contacts avec un bigshot quelconque d’un quelconque milieu, les chances de réussite sont assez nulles. Puis utiliser les gens, ce n’est jamais bien vu nulle part de toute façon
Et si j’avais à faire une conclusion plus générale à propos des personnalités publiques, je dirais: Les artistes, ils ont le droit d’avoir la paix eux autres aussi. Dans le sens qu’on vit tous des moments, que ce soit au bureau ou ailleurs, où quelqu’un nous arrive avec un commentaire ou une remarque où nous sommes complètement clueless ou que quelqu’un nous adresse la parole mais que la conversation tombe toujours à plat. Ça crée un malaise et je n’ose pas imaginer tous les malaises qu’une personnalité publique peut avoir dans une journée devant toutes ces personnes qui, sans vouloir mal faire, leur arrive en leur disant qu’elles aiment ce qu’elle fait et qui restent plantées devant en attendant que ladite personnalité publique sorte quelque chose de drôle ou d’original ou en espérant ainsi pouvoir engager une réelle conversation.
Je m’arrêterai ici.




Vendredi, 23 novembre 2007 à 6:30
ici tu peux te ramasser avec des amis de blogue, tu cas à Yulblog, il y a un inconnu qui te lit qui vient se planter devant toi, te tend la main et te dit “C’est toi Noisette sociale ben je te lis à tous les jours” et toi de répondre en toute politesse “Ah oui merci” et là plus rien à dire à peu près comme sur Facebook ………. c’est arrivé à plus d’un blogueur
Samedi, 24 novembre 2007 à 5:38
@Y man: HA HA HA Oui, c’est un autre aspect intéressant à soulever. Je ne suis pas à Yulblog mais pour être allée voir ce qu’il en était, ce type de réunions peut avoir un côté très intéressant comme il peut créer son lot de silences inconfortables. On peut y aller de façon plus générale juste en songeant à toutes les rencontres “en personne” qui donnaient suite à un lien qui s’est créé d’abord virtuellement. La majorité de ces rencontres sont souvent considérées comme un échec… ce qui ne veut pas dire que ce n’est jamais un succès!
Mardi, 4 décembre 2007 à 3:39
je viens de découvrir ton blogue de par ton commentaire sur le mien (auquel je suis en train de répondre d’ailleurs!). j’ai ben du retard à rattraper! je reviendrai la semaine prochaine le lire (j’ai un paquet d’examens, avec la fin de session…).
en tout cas ceci est mon premier commentaire. t’a bien raison de dire que les vedettes ont le droit d’avoir la paix. j’ai écrit un petit mot à l’humoriste guy nantel la semaine passée et j’ai eu l’agréable surprise qu’il me réponde. j’avoue avoir eu envie de lui écrire de nouveau, mais je me suis dit qu’il avait sûrement mieux à faire que d’échanger des courriels avec une fan perdue quelque part à montréal! alors j’ai laissé faire.
pour le yulblog, j’y suis allée à deux reprises et j’ai été déçue. là-bas, y’a plein de “cliques” qui se connaissent aussi “en dehors” des blogues. alors si une blogueuse comme moi qui ne connaît personne essaie de se frayer un chemin parmi ces cliques… impossible. alors je n’y vais plus.
Mardi, 4 décembre 2007 à 4:02
@angie22: Ah, le Yulblog, je ne connais pas mais c’est comme n’importe quoi, y’a toujours des cliques. Je crois que c’est toujours sincère quand des groupes comme ça s’affichent comme étant bienvenus à tous mais veut veut pas, tu restes avec le monde que tu connais… et avec un peu de chance, pour les nouveaux, ils sont assez dégênés pour aller faire les premiers pas. Mais moi, autant je peux affirmer haut et fort mes opinions devant plein de monde que je connais pas, autant je ne suis pas à l’aise pour aller vers les gens… Paradoxe.