Le blogue comme nouvel outil de prostitution industrielle

Contenu web à vendreJe sais que le sujet date déjà un peu mais comme je vois que ça continue d’alimenter des discussions un peu partout sur la blogosphère, je vous offre un texte que j’ai écrit vendredi dernier sur un site de réseautage bien connu. C’est un texte dont j’étais particulièrement fière et c’est entre autre ce qui m’a incité à m’ouvrir un vrai blogue afin que des textes comme ceux-là soient rendus accessibles à un plus grand nombre de personnes et pas seulement à mon entourage immédiat.

Donc voici:

Le blogue comme nouvel outil de prostitution industrielle

Oui oui! Vous avez bien lu!

La publicité est partout. Honnêtement, je ne suis pas de celles qui s’insurgent contre les affiches publicitaires dans le métro, sur l’autobus, sur le bord des autoroutes. Le contenu peut parfois être discutable, le tarif de location de ces espaces pas assez élevé, peu importe, je n’ai pas envie d’insister sur les questions pratiques ou morales des publicités.

Qu’on les aime ou pas, la publicité qu’on nous impose dans les journaux, dans les revues, dans les cabines de toilettes, à la télévision, au cinéma, sur le web, sur les édifices, etc, a le mérite de S’ASSUMER comme telle.

Quand je vois une annonce de voiture, je sais de quelle compagnie il est question, que c’est nécessairement elle qui paie la publicité et que le but est évidemment de nous faire croire que son nouveau modèle de voiture est meilleur que tous les autres. Pas besoin d’en ajouter, vous n’êtes pas des cons.

Quand je regarde un film ou une émission de télé et qu’à un certain moment, la caméra fait un gros plan sur les souliers de course qui chaussent un des acteurs en cadrant assez longtemps pour que j’aie bien le temps de reconnaître la marque, je ne suis pas naïve et je sais bien que c’est la compagnie propriétaire de la marque en question qui a payé pour le placement de produit.

Où je veux en venir avec ça?

J’y arrive.

Dans la vie de tous les jours, on fait certaines acquisitions ou on découvre quelque chose de nouveau qui nous a plu. Naturellement, on en fait part à notre entourage afin qu’ils puissent eux aussi profiter de cette nouvelle découverte. C’est aussi de la publicité mais elle est sincère. Il est naturel de vouloir partager nos découvertes avec d’autres.

Le blogue fait partie des nouveaux moyens de communication à la mode, d’ailleurs, si vous lisez ceci, vous êtes à même de le constater par vous-même.

Ces temps-ci, je vais sur beaucoup de blogues. Certains furent pour moi des coups de coeur. Des textes rafraîchissants, plein d’anecdotes, de sincérité, de profondeur d’esprit, de questionnements, de raisonnements, sont entre autres des caractéristiques que j’ai pu trouver au sein de certains.

Sur ces perles rares, je cliquais souvent sur les liens suggérés qui menaient vers d’autres blogues, pour voir si je serais aussi séduite que par le leur. C’était rarement le cas. Néanmoins, en faisant cet exercice, je suis tombée sur ce que je pourrais appeler un cercle de blogueuses où elles consacraient toutes un ou plusieurs billets sur un aspirateur apparemment fantastique qui aurait changé leur vie à tout jamais.

J’étais sceptique. Un des blogues que je visite régulièrement a aussi quelques billets dans ce genre-là sauf que les autres billets compensaient largement pour ceux-là. Sauf que je me demandais quand même quel était l’intérêt de faire de longs billets sur un putain d’aspirateur, prenant bien soin de mettre un hyperlien vers la compagnie dudit aspirateur.

Comme je suis loin d’être une bonne maîtresse de foyer, je me suis dit naïvement que ce devait être un espèce de trip de bonnes femmes que j’allais peut-être comprendre plus tard quand faire du ménage deviendra une activité de prédilection. (Je suis sarcastique, j’espère ne jamais me rendre jusque là.)

Un billet en particulier m’a fait sourire mais m’a rendue extrêmement perplexe alors que l’auteure d’un blogue nous relatait que les vertus de son nouvel aspirateur étaient tellement géniales qu’elle se devait absolument de le “présenter” à toute sa famille. D’après ses écrits, elle ne possède pas de voiture et la maison familiale se trouve relativement loin de chez elle. Pour un souper familial, elle a carrément emmené l’aspirateur avec elle. Là, je me suis dit qu’il fallait vraiment pas avoir de vie pour aimer un aspirateur au point de s’encombrer avec ça dans le transport en commun pour le montrer à sa famille. Et puis là, apparemment que l’aspirateur a créé tout un émoi à son arrivée et tout le monde voulait l’essayer et tous et chacun n’en revenaient pas de son efficacité. La sympathique soirée familiale a finalement viré en grand ménage.

Je trouvais ça gros. Sauf que je me suis dit que ça devait vraiment exister, du monde de même. Y’en a qui aime ça faire du ménage en gang alors c’était pas impossible. Chacun ses trips de famille.

Mais là, je tombe sur un article aujourd’hui, sur un site crédible qui parle de technologies. Puis là, oh! Le chat sort du sac. Des compagnies, dont la compagnie du fameux aspirateur aux vertus incroyables dont je vous parle depuis tantôt, paient ou donnent gracieusement de leurs produits à des auteurs de blogues avec un lectorat assez intéressant en échange que les auteurs en question en fassent l’éloge dans leurs écrits.

Moi, j’ai rien contre des pubs sur une page de blogue, je le sais que c’est une pub. J’ai rien contre une critique de produit. Même que j’aurais rien dit si l’auteure (en particulier dans ce cas-ci) avait fait un billet sur le fait qu’une compagnie d’aspirateur lui a offert un aspirateur gratuit afin qu’elle l’essaie et donne ses impressions sur sa satisfaction du produit, aussi exagérée soit-elle.

Il n’y a pas qu’elle qui a raconté des anecdotes époustouflantes autour de son aspirateur de marque X.

Une illustration de ce genre de trucs insipides est sans contredit les fameuses infopubs.

SAUF QUE CRISS, TU LE SAIS QUE C’EST UNE INFOPUB. La compagnie, aussi malhonnête soit-elle, a au moins la décence de dire qu’elle a payé pour ce qui nous est montré. Libre à nous ensuite de croire si oui ou non, un couteau quelconque a vraiment le pouvoir de changer notre vie.

Ce genre de publicité hypocrite et même pas assumée dans ces blogues m’a vraiment déçue. Pour moi, c’est carrément de la prostitution. Au lieu de juste mettre une bannière, ou whatever de ce qu’on peut mettre comme pub sur une page web pour se faire un peu de sous, on a préféré nous inventer des histoires insipides dans le but de faire de la pub pour une compagnie quelconque.

Décidément, la prostitution saura toujours s’adapter à l’époque dans laquelle elle est.

Voilà.

p.s: Pour ceux que ça intéresse et qui voudraient savoir ce que la personne à l’origine de cette nouvelle idée géniale de marketing a à dire suite aux réactions suscitées par son projet, cliquez ici.

28 Réponses vers «Le blogue comme nouvel outil de prostitution industrielle»

  1. Y man à dit:

    Moi je n’ai pas lu le cercle des blogueuses qui parlaient de l’aspirateur jusqu’à ce que je vois le billet de Patrick Dion, là j’ai fait le lien entre les textes que j’avais lu sur le blogue dont je parle sur mon billet et les autres participants. Je suis allé lire tout les blogue que Patrick Dion mentionnait dans son texte. Avec mon message tu as compris que moi aussi j’ai tombé dans le panneau de la publicité déguisée et tu as eu la même réaction que moi. Honnêttement j’ai été déçu de toute cette affaire.

    Honnêttement quelqu’un qui fait ça, je ne serai jamais plus capable de lire comme avant

    j’avais aussi lu la réponse de l’instigatrice de ce projet, celle que tu donnes en lien, et je trouve ça tellement pauvre comme excuse de justifier son éthique en la comparant à celle d’une salle de rédaction des magazines de mode. Si je continue son raisonnement parce que plusieurs gens roulent à 120 km/hre sur l’autoroute je pourrais moi aussi rouler à 120 km/hre

    L’autre chose aussi que j’ai trouvé poche c’est que 4 des 5 participants soit des femmes comme si balayeuse se conjuge encore seulement au féminim …… même en 2007

    P.S. si tu retourne sur mon blogue un jour tu vas être déçu, je fais des fautes de français ;-)

  2. paniqueenstiletto à dit:

    Je crois sincèrement qu’il n’y a aucune fierté à publier une deuxième fois un texte partiellement erroné.

    Sans racune ma chère, mais il faut avoir un soucis d’exactitude dans l’écriture, surtout quand on vise un public plus large que notre entourage!

    La blogosphère, en plus d’être un petit monde, est un auditoire capricieux. Je t’invite donc a vérifier tes allégations dans le futur,

  3. noisettesociale à dit:

    @Paniqueenstiletto: Je me suis permis d’éditer ton commentaire pour modifier l’allusion à mon prénom, si tu comprends ce que je veux dire. :)

    Pour ce qui est de la fierté à publier ce texte à nouveau, j’ai hésité vu le malentendu que ça avait créé au départ mais à voir des commentaires sur le sujet un peu partout, j’ai jugé bon de le faire car sincèrement, je trouvais que c’était un excellent texte et que l’analyse allait plus loin que bien d’autres commentaires sur le sujet que j’ai pu lire et que j’abordais en même temps l’ensemble du concept même de publicité hypocrite par le biais de blogues personnels.

    Pour le souci d’exactitude dans l’écriture, je ne veux pas tourner le fer dans la plaie inutilement mais je te dirais que je ne crois pas avoir tenu de propos mensongers, d’ailleurs, il est clair que je ne connaissais pas les termes exacts de l’entente, à savoir si on recevait un paiement ou non, si c’était un prêt ou un don et je crois que le lecteur l’aura compris tout comme il aura compris que de toute façon, ce n’est pas le gain en tant que tel qui était au coeur de la question. Et pour moi, l’exactitude, ça inclut aussi le concept de transparence.

    La seule qui s’est plus ou moins défendue sur la question, c’est miss Klectik en arguant que c’était pour elle un simple exercice de style. Franchement, il ne faut pas prendre le monde pour des épais.

    Je crois qu’il faut s’assumer dans la vie, et ce, autant dans ses écrits que dans ses agissements. Je crois que je le fais assez bien.

    Pour terminer sur une note plus générale, la blogosphère aura beau être un auditoire capricieux, je sais déjà à l’avance que mon angle d’approche pour aborder certains sujets sort clairement du cadre habituel et risque de confronter plusieurs sensibilités. Tant mieux si je réussis à joindre un nombre respectable de lecteurs mais mon but premier n’est pas de me faire aimer.

    Tant mieux si je réussis à me faire respecter par le biais de mes textes par un certain nombre de personnes. Idem pour ceux qui vont venir me lire pour me haïr, d’une manière ou d’une autre, mon but aura été atteint, soit celui de confronter les idées reçues.

    Bonne journée :)

  4. pvdg à dit:

    Cela s’appelle de la prostitution, pas de doute. Du moins les péripatéticiennes ne font que louer une partie de leur corps pendant quelque temps. Comme on dit, elles n’embrassent pas. Alors que ces blogs de putes cherchent à embobiner en créant une complicité factice avec leur lecteurs. C’est vraiment crado.

    http://aietech.com/leblog/2006/12/23/influencing-20.html
    http://aietech.com/leblog/2006/10/2/putains-de-dot-com-.html

  5. kante à dit:

    Bonjour mademoiselle …

    Je suis triste que tu me dises qu’il faille prendre du monde pour des épais, surtout après le gentil commentaire que tu m’as laissé.

    Vois-tu, je suis l’épais en chef. C’est moi qui a voulu faire cette expérience, cette figure de style.

    Car c’était ça le but,

    1 - Prouver aux relationnistes que les blogueurs avaient une forme de pouvoir et d’influence, j’assume. Le but étant que les blogueurs comme les journalistes soient maintenant solicités par les firmes de RP. Malheureusement les réactions négatives font que je dois constater que le Québec n’est pas à emboîter le pas aux américains.

    2 - Une figure de style, un variation sur un même thème … les expériences étaient magnifiques, les textes aussi … je suis triste de constater autant de jalousie face à vos collègues blogueurs.

    Alors voilà, le con en chef montre sa culpabilité. J’espère que tu auras l’audace d’assumer tes idées et de t’excuser si tu constates que tu es dans l’erreur.

    Car oui, l’erreur est humaine.

  6. noisettesociale à dit:

    @Kante: Je ne m’excuserai certainement pas car j’ai dénoncé un principe et une façon de faire que j’ai jugé déplorable. Et puis ton commentaire comme quoi le Québec n’est pas prêt à emboiter le pas aux Américains est vraiment pauvre. Les Américains vouent un culte à l’entreprise privée et à tous les rouages du capitalisme et il semblerait qu’au Québec, il existe encore des gens qui ont des convictions assez fortes pour les assumer et pour dénoncer des pratiques qu’ils jugent douteuses.

    D’ailleurs, je suis très déçue. Tu admets être ce que tu appelles “le con en chef” mais tu n’assumes pas assez ta démarche pour me laisser un commentaire avec ton identité habituelle. Tu as préféré un nick bidon avec un lien qui mène vers une page vide que tu as probablement créé pour ce type de situation.

    Par contre, comme mon but était de dénoncer un principe plus que de faire du bashing sur les personnes qui ont participé à ton idée, je n’ai pas donné de liens directs menant à ton blogue ni à celui de tes comparses. Par contre, par le biais de mes statistiques, j’ai constaté que d’autres l’ont fait à ma place tout en appuyant haut et fort mon texte.

    “Je suis triste de constater autant de jalousie face à vos collègues blogueurs”

    PARDON???

    Je serais jalouse de quoi? Tu n’es certainement pas sérieux. J’écris dans un style complètement différent et mon blogue a une portée très différente également. On ne peut pas comparer des réflexions ludiques de célibataires à ce que j’écris! D’ailleurs, je n’ai jamais dit nulle part que ces textes n’étaient pas bien écrits. Ils étaient effectivement bien écrits… mais ça ne change rien au fait qu’ils visaient à faire une publicité non-avouée.

    En tout cas, je ne m’éterniserai pas mais sois assuré que si jamais un jour, je change complètement de perception sur ce type de pratiques, je ferai mon mea culpa. D’ici là, je ne peux que constater que là-dedans, il n’y a personne qui a pris la peine (jusqu’à présent), à part le blogue de la firme de relations de presse concernée, de défendre de façon vraiment assumée ses positions et d’apporter des arguments qui pourraient me faire changer d’idée sur le fait que ceux qui n’ont pas mentionné que la compagnie leur avait prêté le produit dont ils faisaient l’éloge, c’était malhonnête.

  7. love à dit:

    Est-il possible de dire sur un blog que le parfum love est un excellent parfum d’artisan parfumeur en vente sur http://www.love.fr , ce n’est pas de la prostitution si on n’a aucun rapport avec eux… Donc il est toujours possible de parler de produits et de sites internet sans se prostituer…
    Internet c’est la liberté, même si certains s’en servent pour faire de la pub, finalement ça ne trompe personne, non ?

  8. pvdg à dit:

    J’aime beaucoup cette excuse : “ça ne trompe personne, alors où est le problème ?”
    S’il s’agissait de ne tromper personne, alors pourquoi ne pas utiliser les codes de la vraie pub, dans un espace délimité comme tel ?
    L’idée même du “billet sponsorisé” dit tout : il faut que cela ressemble à un billet, que cela ait donc l’air “sincère”, spontané. Il s’agit bien de tromper.

  9. noisettesociale à dit:

    @Love: Si tu avais lu mon texte au complet, tu aurais compris que je n’avais rien contre les gens qui ont eu un coup de coeur pour un produit ou un événement quelconque et qui décident d’en faire la promotion de leur propre gré. Par contre, lorsque quelqu’un le fait car il a une entente avec une compagnie pour le faire et qu’il ne le mentionne pas dans son billet, c’est exactement le type de pratique qui était l’objet de ce billet.

  10. Y man à dit:

    @ Kante je ne pense pas que vous deviez faire ce genre de truc pour vous assurer que les blogues avaient un certain pouvoir d’influence. Si c’est l’influence du blogue que vous vouliez vraiment vérifier pourquoi ne pas avoir utilisé un produit fictif avec un site web bidon.
    Si tu compares les américains et nous sur ce sujet, ce n’est pas vrai que nous ne sommes pas prêt c’est que notre éthique en matière de publicité est différente

    @ Love quand j’ai lu c’est billet je me suis senti trompé parce que je n’ai vu aucune note ou mot qui disait que cela était des billets “sponsorisés” ou quelque autres forme de publicité

  11. paniqueenstiletto à dit:

    Je dois une fois de plus apporter une certaine nuance sur le sujet. Qu’on achète un produit où un service, qu’on soit cilent ou consommateur, notre opinion sur cet achat est important. Par le bouche à oreille nous encourageons ou décourageons notre entourage face à notre achat et c’est un point important en marketing de services tout comme en marketing de produits.

    Le blogue est le nouveau bouche à oreille et, fidèle à sa génération, il est rapide, technologique et à grand déploiement. Le blogue permet de rejoindre un grand auditoire, et voilà que notre éthique personnelle entre en ligne de compte. Il est évident qu’avec les pseudonymes, certains blogueurs tournent les coins ronds en n’allant pas creuser au coeur du sujet sans avoir ce souci du détail et de l’exactitude du propos, d’autre pas, et je considère que c’est mon cas.

    Lorsque j’achète un produit X, je suis libre d’en parler en bien ou en mal, parce que cet objet m’appartient et c’est parce que je n’ai plus d’attache avec la compagnie qui a créé l’objet ou donné le service que je peux ainsi en parler en bien ou en mal sans rien devoir à personne.

    Qu’une compagnie m’approche et me dise “écoute, si tu as envie, on te prete le produit X pour 2 semaines, tu en parles si tu veux, en bien ou en mal” je me suis dit “pourquoi pas?”. C’est pas pire que si j’avais acheté moi-même le produit X, à la différence près (et à l’avantage même) que si je ne l’aime pas je ne suis pas prise avec mon achat! De plus, si je ne l’aime pas, je pourrai en aviser mes lecteurs. C’est une arme à double tranchant qu’a utiliser Dyson. Certains blogueurs en on parler en bien, d’autre en mal. À Dyson de voir maintenant si ça a été positif ou négatif comme expérience.

    Il est certain qu’aucun blogueur n’aurait fait cette expérience en échange d’un quelconque salaire parce que 1) l’éthique personnel et la réputation c’est important, dans la vie comme sur le net (les paroles s’envolent, les écris reste, mais internet c’est la plaie) 2) leur opinion n’aurait eu aucune valeur s’ils avaient été payé pour la donner car une rétribution les aurait poussé aux commentaires élogieux par gratitude.

    Bref, quand on parle d’un produit, l’important c’est de ne pas être muselé par la compagnie et de pouvoir s’exprimer honnêtement, qu’on ait acheté le produit où qu’il nous ait été prêté sans condition (et j’insiste sur le “sans condition”). Dans le cas où une compagnie donne des sous en échange d’un post à saveur élogieux, là, le blogueur se doit d’en faire mention dans son post.

    J’èspère que mes explications sauront jeter un peu de lumière dans ce débat,

  12. K. à dit:

    à l’épais en chef, je conseillerais simplement la crème ” ChauxVive” pour le visage et les mains. Sisisi, elle est excellente pour redonner de la vitalité. D’ailleurs ça faisait un mois que j’en mettais, j’ai la femme du cousin du frère de mon neveu qui voulait l’essayer, et j’ai fait 10 000 km pour aller la lui porter en marchant sur les mains, c’est dire.

    Vraiment, la crème “ChauxVive” et son démaquillant “AcidChloryd”, c’est vraiment le produit qui fait sentir toute belle avec de l’énergie… il faut l’acheter ça changera votre vie, vous n’aurez jamais vu votre peau comme ça ! c’est mon expérience personnelle qui parle ! si je vous le dit, vous pouvez me croire !

    Là, normalement, vous commencez peut être à saisir la différence entre un produit réellement conseillé pour ses qualités et un produit qu’on vous vante peut être seulement parce qu’on à touché des sous ? :)

    conseiller un produit de façon forcément positive, parce qu’on a reçu une compensation pour le faire, c’est malhonnête, et ça jette le discrédit sur toutes les personnes qui bloguent mais ne s’abaissent pas à ce genre de pratiques. c’est vraiment dommage que vous ne fassiez pas la différence entre ça et un simple publi-post, c’est même consternant.

    enfin… vos lecteurs sauront à quoi s’en tenir quant à la valeur de votre parole. c’est plus clair l’effet que cela fait, dit comme cela ?

  13. kante à dit:

    Panique résume assez bien mon point de vue, j’aimerais la remercier, cependant, puisque je suis moi même une grande gueule, j’aimerais rajouter quelques trucs.

    Premièrement, sachez que je ne me cache pas sous une identité bidon que j’aurais créé quelque temps auparavant. Sans vouloir vous donner un cours sur l’historique de la blogosphère et le web québécois, sachez, mademoiselle, que Kante et Carl Charest sont associés l’un à l’autre depuis 1996. Ce n’est donc pas un nick et un url bidon.

    Cependant, je ne sais pas pourquoi le lien mène vers cette page, j’aurai tôt fait de corriger le tout.

    Pour ce qui est de ma comparaison avec les Américains, je te mentionnerais les blogues Gizmodo, Techcrunch et Boing Boing qui n’étaient au départ que de simples blogues d’individus et sont devenus des blogues influents et respectés, Ils sont d’ailleurs devenus si gros qu’ils sont en mesure de vivre de leur écriture. N’est-ce pas là quelque chose de magnifique? C’est l’expérience que je voulais faire. Pour moi Photosmax et Vanou sont de ce calibre. Ce sont des blogueurs qui ont le potentiel de devenir des influents et des incorruptibles.

    Par ailleurs, je ne crois pas que Miss Klektik, M dans la Brume et Panique en Stiletto, aient le même style que les deux premiers protagonistes. Ces trois femmes sont plutôt des reines de la forme et des mots. Voilà pourquoi les filles ont été choisies. Le post de Martine et de sa Dyson est probablement un des plus drôle que j’ai lu dans les derniers mois. C’est exactement le genre de truc que je voulais provoquer.

    De traiter ces gens de prostitués est un peu bas, je le répète. Voilà les excuses que je réclamais.

    Au cours de cette expérience, ces gens sont devenus des gens que je respecte. Vous comprendrez que je n’apprécie pas qu’on tente de salir leur réputation.

    Finalement pour ce qui est de mon propos sur la jalousie, c’est tout simplement que j’essaie de comprendre la réaction. Personne n’a forcé personne dans cette histoire, je ne comprends pas tout le fiel qui en a suivi. J’ai à tord ou a raison imputé ceci sur un fond de jalousie. Mais je suis humain, je peux facilement me tromper.

    Monsieur au Kilt, ais-je répondu a votre commentaire de par cette réponse? Car si je ne l’ai pas fait, il me fera plaisir d’élaborer plus longuement.

  14. kante à dit:

    A K. … personne n’a touché aucune forme de compensation avec ce projet. De vous voir porter atteinte à ma réputation sans assumer votre identité est un peu de bas étage.

    M’enfin!

  15. K. à dit:

    Pas de compensation ? vous n’avez pas reçu de dyson ? au pris qu’il coûte, c’est une belle compensation pourtant … mais admettons.

    vous faites donc de la publicité en servant un discours fait de toute pièces juste pour voir si vous êtes capables de manipuler l’opinion des lecteurs qui vous lisent, et vous voudriez qu’on vous en félicite ? mouarf… jolie forme d’honnêteté en effet, chapeau bas !

    les blogs cités comme guizmodo et techcrunch s’affichent en tant que blog “guide de nouveautés et d’achat”. ça s’appelle une adresse, faite au lecteur, sur le contenu qu’il y trouvera. et celle ci est claire dans le cas de ces sites.

    je maintiens : faire écrire des chroniques dithyrambiques par des blogueurs dont le lectorat n’est ni habitué à les voir faire de la pub, ni prévenu que c’en est, ce n’est pas honnête. Si par dessus le marché vous n’en avez rien retiré (donc ni dyson, ni sous, ni rien), alors c’est que les lecteurs ne sont pas les seuls dindons de la farce, et je ne vois pas l’interêt qu’en plus vous vous en vantiez ? :)

    quand je lis une note d’un blogeur que j’aime bien, je veux pouvoir croire à ce pacte quasi autobiographique qui est celui de l’adresse de sincérité. Si je veux des pubs, je vais sur un blog de pub, mais il est normal que je me sente trahie si un carnet cherche a me manipuler en présentant un contenu orienté et ce, sans m’en prévenir.
    C’est toute la différence qu’il y a entre ” X teste pour vous.com”, et “Maviemonoeuvre.com”, quand le premier fait de la pub ça se comprend, quand le second le fait, par souci d’honnêteté il prévient que le contenu est orienté, parce qu’on ne peut le deviner aux thèmes habituels.

    Je vous donne un autre exemple : j’ai acheté récemment une machine à coudre de grande marque. Avant d’arrêter mon choix, je me suis rendue sur google qui m’a sorti tout un tas de blogs d’utilisatrice de machines à coudre qui en parlaient, en bien ou en mal. avant de prendre pour argent content ce qui était dit sur les produits, j’ai bien vérifié que je me trouvais sur des carnets personnels écrits par des personnes dont le discours était cohérent, ce qui allait m’éviter de tomber sur des blogs orientés cherchant à influencer mon acte d’achat. Dans le cas de votre campagne de pub déguisée et moisie, j’aurais probablement cru ces articles comme étant sincères, provenant de possesseurs objectifs de dysons. J’aurais donc été trompée puisqu’ils étaient - selon un accord - forcément positifs, et en plus construits dans l’idée d’exercer une influence sur le lecteur, sans le prévenir avant. c’est bien cela qui est malhonnête.

  16. K. à dit:

    je préciserait en outre que je suis d’accord avec panique : faire la publicité d’un produit, ce n’est pas “le mal “. Faire une publicité en accord avec une marque pour parler EN BIEN du produit, ce n’est pas “le mal” non plus. c’est même très correct.

    Mais à ce moment là, quand on est honnête il faut prévenir les lecteurs du plus ou moins grand degré d’objectivité de ce qu’ils lisent, et c’est tout.

    C’est “vouloir se passer de cette information sur la non-objectivité, pour démontrer qu’une influence est possible” que je critique ici.

  17. kante à dit:

    Juste une question a vous K qui se cachez toujours derrière une fausse identité. Si le projet est lancé par MOI et que je demande a Dyson de collaborer, en quoi est-ce de la publicité déguisée?

  18. noisettesociale à dit:

    Je pense que c’est très sain tout ça.

    Je n’ai rien à ajouter sur ce débat, je pense que je me répèterais inutilement.

    Par contre, mes excuses à Karl, moi qui ne suis pas aussi technologique et webgeek que certains (ne pas voir cette appellation comme une insulte, je n’ai rien contre eux et j’ai aussi mon côté geek malgré tout), j’ignorais complètement que les deux identités étaient largement reconnues pour être les mêmes. Mea culpa.

    Dernière précision: Je voudrais être claire sur le fait que j’ai attaqué le principe et non les personne. Si je trouve que ce principe est une forme de prostitution, je ne veux pas nécessairement dire que les personnes qui y ont adhéré sont des putes. Lors de la rédaction originale de ce billet, j’ignorais qu’une des blogueuses était en fait une personne très près de mon entourage immédiat, ce qui ne change rien à mon interprétation de la chose… mais je voudrais quand même dire que jamais je n’oserais penser à cette personne comme étant une pute. Au contraire, je crois qu’elle possède de grandes qualités que je respecte mais ça n’enlève rien au fait que parfois, des gens que nous aimons font des choix qui entrent en conflit avec des convictions personnelles que nous avons.

    C’est la vie.

    Ceci dit, sur une note plus joyeuse, je me réjouis de tout le traffic qu’il y a sur mon blogue depuis deux jours… Comment on dit déjà? Parlez-en en bien, parlez-en en mal, l’important, c’est que tout le monde en parle :oP :)

  19. Y man à dit:

    @ Kante peut être qu’il n’y a pas eu de “publicité déguisée” comme tu le dit sauf que l’impression laissée chez certains lecteurs par cette démarche en est une de “publicité déguisée” hors dans une société comme la notre, l’impression est souvent plus forte que les faits comme tel. Je pense que votre expérience démontre aussi que l’interprétation du message dans un milieu non encadré peut varier grandement d’un individu à l’autre.

  20. Panique à dit:

    Je crois que le débat aurait dû être soulevé avec tous les éléments en main. Cela aurait évité bien des inexactitudes.

    Quant au proverbe “parlez en en bien, parlez en en mal, tant que vous en parlez” c’est vrai pour la publicité (Dyson va surement te remercier personnellement Noisette pour ta campagne d’anti-pub)

    C’est pourtant dommage que vous ayez écorché au passage la réputation d’excellents blogueurs sans connaître les termes de l’entente.

  21. noisettesociale à dit:

    Une réputation se base sur les agissements que l’on fait.

    Qu’est-ce qu’une réputation quand on assume ses faits et gestes?

    Dans ma vie personnelle, j’ai milité politiquement et on a voulu m’accoler la réputation de “pure et dure” et de “radicale”. Ce n’est pas arrivé par hasard et même si c’était pour me nuire, j’ai vécu avec et j’en ai tiré une certaine satisfaction. Tout dépend de la force qu’on a en ses convictions. :)

  22. kante à dit:

    @Y : J’ai appris beaucoup de cette expérience … je ne refais jamais deux fois les mêmes erreurs et je compte faire un retour sur cet événement et voir les forces et les faiblesses.

  23. À propos de la putasserie des blogueurs | Michel Leblanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultant, conférencier et auteur à dit:

    [...] certains éléments du blogue Noisettesociale qui s’insurge dans son billet Le blogue comme nouvel outil de prostitution industrielle [...]

  24. photosmax à dit:

    L’important c’est d’être juste sur les faits.

    J’ai joué le jeu. Mon texte est là :
    http://photosmax.blogs.com/photosmax/2007/11/quest-ce-que-no.html

    J’ai mentionné clairement qu’on m’avait demandé d’écrire la dessus. J’ai dit honnêtement ce que je pensais de la chose (et ce n’est vraiment pas une infopub).

    Et j’ai ensuite retourné le Dyson.

    Pas payé d’aucune façon… comment peut-on me traiter de pute ? À la limite, traitez-moi de garçon facile.

  25. noisettesociale à dit:

    @Photosmax: Si tu as compris l’essence de mon texte, tu sais très bien que tu n’étais AUCUNEMENT visé par mon propos, car effectivement, tu avais avisé tes lecteurs.

  26. photosmax à dit:

    D’accord. Sauf que de dire qu’on nous avait demandé de faire l’éloge du produit n’est pas exactement vrai. De dire aussi qu’on nous a donné l’aspirateur n’est pas exactement vrai. Je ne peux parler pour les autres, mais ici, on a retourné le produit après le «test» et on peut difficilement qualifier mon texte d’éloge.

    Remarque que je suis d’accord quand tu dis que les blogueurs auraient dû être plus honnête en expliquant d’où sortait l’aspirateur.

    Pour le reste, on fait une tempête dans un verre d’eau.

  27. other » Blog Archive » Bombe ? à dit:

    [...] a largement eu le temps de se familiariser avec la notion de buzz, de la voir se fourvoyer avec le business et de s’être félicité de rester un rien en dehors des [...]

  28. asda@wp.pl » Blog Archive » Bombe ? à dit:

    [...] a largement eu le temps de se familiariser avec la notion de buzz, de la voir se fourvoyer avec le business et de s’être félicité de rester un rien en dehors des [...]

Laisser un commentaire