Il était une fois un Yulblog

Jeudi, 8 mai 2008

UN QUOI???? se demandent certainement quelques personnes après avoir lu le titre de cet article.

Un Yulblog pour les blogueurs de Montréal. (YUL étant le code de l’aéroport de Montréal.) À chaque premier mercredi du mois, les blogueurs qui le veulent bien se rendent à la Quincaillerie et en profitent pour échanger en temps réel. Ça fait quelques mois que je suis au courant de cette initiative mais comme personne dans mon “cercle” ne semblait se sentir concerné par l’événement, ça ne m’a jamais tenté de m’y pointer.

Jusqu’à ce que le Renart lance l’idée hier en plein milieu de l’après-midi. Je me suis dit que je ne pouvais pas rater une telle occasion alors j’ai convaincu le Détracteur du bien fondé de l’idée.

Je vous avouerai que j’étais très angoissée à l’idée de voir tous ces blogueurs. J’avais le trac. Puis je ne sais pas pourquoi, j’étais convaincue qu’il y aurait sûrement quelqu’un pour m’y accueillir avec une brique et un fanal. ( Je ne vise personne en particulier, c’est mon passé de militantisme qui a contribué à cette légère paranoïa si c’en est une.)

Tout ça pour dire qu’à 20h, nous étions là et c’est le Renart qui nous a accueillis. Nous étions les trois seuls blogueurs arrivés. Ensuite s’est joint à nous Manx qui se pointait aussi dans un Yulblog pour la première fois. Je ne le connaissais ni d’Ève ni d’Adam mais finalement, il s’est avéré fort sympathique et on a formé un petit groupe de quatre très animé pendant la majeure partie de la soirée.

J’ai également fait brièvement la connaissance d’un autre blogueur, Villiard, qui est resté un petit bout avec nous. Il semblait un tantinet timide mais je dois dire qu’il était avec quatre personnes assez volubiles. Je vous invite à aller le visiter sur son blogue si vous avez besoin d’une touche d’humour dans votre journée!

Moi et le Détracteur avons partagé nos connaissances des choses qui sont grims (dont les carcajous!) à des auditeurs parfois un peu confus dont ont fait partie les Patrick Dion, Panique en Stiletto et Miss Klektik de ce monde. Je ne sais pas si c’est la bière qui a aidé mais les fous rires ont fusé et c’était extrêmement rafraîchissant.

J’ai jasé avec un certain Jack du blogue Utopia-quelque-chose (dont je n’ai pas trouvé le lien sur Google, malheureusement) qui faisait de très beaux dessins.

Finalement, j’ai fait la rencontre de Michelle Blanc ainsi que de la charmante Katheline Jean-Pierre qui l’accompagnait.

J’aurais voulu faire plus que du “link droping” mais comme la soirée m’a emmenée à me coucher vers 1h30 du matin et que je travaillais tôt le lendemain, votre rédactrice est un peu fatiguée au moment de l’écriture de ces lignes et manque franchement d’imagination.

Ceci étant dit, j’ai adoré ma soirée et je n’ai que du positif à dire des différentes rencontres que j’ai faites. J’espère que ce fût réciproque. D’après moi, je serai une récidiviste des YulBlog. ;)

D’ici là, je vous laisse sur une image de carcajou qui est probablement l’animal le plus grim du monde…


Mélodrame à petite échelle

Mercredi, 7 mai 2008

Le stress me ronge et me détruit.

J’ai l’impression d’avoir la tête dans un sac de plastique et que ce manque d’air va me la faire exploser.

Je pense que j’ai besoin d’un psy.


L’enfer de la vie de couple lorsqu’arrive une fête commerciale

Mardi, 6 mai 2008

Eh oui, c’est moi qui pars le bal!

C’est la fête des mères dimanche. (En minuscule, parce que je trouve ça tellement futile…)

Un événement dont je n’étalerai pas les détails ici m’a fait passer une très mauvaise journée. C’était en lien avec les fêtes commerciales, pour résumer.

Quand on est célibataire, ça va. On aime ça ou on n’aime pas ça mais en général, c’est plutôt facile d’accomoder la parenté. Pas de double agenda à gérer, tout va bien. Évidemment, ça peut être la même chose en couple, dans l’optique où les parents d’une des entités sont décédés ou ont été reniés ou, enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Je ne m’attarderai même pas à la question de principe qui fait que je hais les fêtes commerciales, de Noël à la fête des mères, en passant par la St-Valentin. Le débat a eu lieu au moins à l’infini+1 déjà et je ne crois pas que je pourrais y apporter quoi que ce soit de révolutionnaire.

Je veux simplement insister sur la notion de stress que ça me cause personnellement. Moi, quand je me sens obligée, je deviens marabout. C’est pire quand je me sens prise entre deux feux. Je rumine ça pendant des jours, parfois des semaines et même des nuits. Je gère très mal ce genre de stress et je m’en confesse. Je dirais même que je finis par le prendre personnel. Sans compter que je ne suis pas endurable.

Le problème avec les fêtes commerciales, c’est que des gens y accordent un peu trop d’importance, de un. (Dans un sens comme dans l’autre!) Et de deux, elles s’étalent sur une journée de calendrier seulement. Alors pour les puristes, il faut que ce soit à cette date-là précisément sinon… on tombe dans le néant ou je ne sais pas quoi. Bref, c’est la fin du monde.

Alors qu’arrive-t-il quand deux familles voient le 24 au soir à minuit comme un moment sacré? De la marde. Voilà ce qu’il arrive. Et on dirait que ça vire comme en guerre de tranchées. Au début, c’est sournois, on demande simplement un peu sèchement si l’autre famille ne pourrait pas s’accommoder du 25. Puis ça se termine en : “Ben là, pourquoi MOI j’aurais pas le droit d’avoir MA fille ou MON gars le soir du réveillon, hein?” Puis les enfants se sentent pris entre deux feux. Comme des enfants de parents divorcés.

Ça se termine toujours par un “vainqueur” et un “perdant”. Du côté du “perdant”, il reste comme un soupçon de sentiment de vengeance qui s’exprime sous une forme du genre : “Ok. Humph. C’est beau. Mais watch out l’année prochaine.”

(Jusqu’ici, si vous ne vous reconnaissez pas vraiment dans ce genre de situation, c’est que vous avez beaucoup beaucoup beaucoup de chance et je suis bien contente pour vous, j’adorerais pouvoir dire de même.)

Mes parents sont un peu dans ce genre-là quand vient le temps de Noël… comme bien des parents. Juste ça, c’est assez pour me faire capoter. Par contre… c’est la seule fête dans l’année pour laquelle nous avons une divergence de point de vue. Je n’ai jamais eu à me stresser pour toutes les autres fêtes futiles du calendrier commercial. Jour de l’An, Pâques, fête des mères, fête des pères, nommez-les toutes, ils sont comme moi, ils veulent rien savoir.

Pour ma belle-famille, c’est différent. Ça m’agace mais comme ils ne sont pas méchants et que je les aime bien, je me la ferme. Ou me la fermais. Au moins, c’était pas trop dur à concilier en termes de jours de calendrier.

Mais à quoi je veux en venir avec tout ça?

Dimanche, c’est la fête de mon père. Ben oui, y’en a qui naissent des fois puis ça arrive que leur date d’anniversaire tombe en même temps qu’une fête commerciale. Et je ne sais pas si c’est moi qui suis d’une école de pensée bizarre mais j’ai toujours privilégié la fête de quelqu’un que j’aime à une fête pré-programmée sur un calendrier. Je ne me pose même pas la question tellement c’est clair et limpide.

Aujourd’hui, j’ai appris qu’il y avait une autre école de pensée. Je vous avouerai que ça m’a fait réagir. Remarquez que ça ne change rien à mes plans mais ça me laisse un goût un peu amer.

Si n’importe qui se sent visé ici, ne le prenez pas comme une attaque personnelle mais bien comme une piste de réflexion.

D’ici là, je vous annonce que j’en ai marre et que je ne serai pas disponible durant les vacances de Noël cette année pour les guéguerres familiales. Si le seul prétexte valable pour manquer la fête de Noël est d’être à l’extérieur de la ville, c’est là que je serai.

Bonne soirée.


La manie populaire qui me tape le plus sur les nerfs

Lundi, 5 mai 2008

Je ne sais pas comment je pourrais appeler ça.

C’est quelque chose qui se produit lorsque quelqu’un éprouve un inconfort ou une difficulté et qu’une personne alentour n’éprouve pas l’inconfort ou la difficulté dont il est question.

Vous me suivez?

Peut-être pas. Je vais vous donner des exemples et ça devrait vite s’éclaircir dans votre esprit.

Personne 1 : - Je ne comprends pas. Mon programme refuse de s’ouvrir!
Personne 2 : - Ah? Ben pourtant, MOI, sur mon ordi, ça marche!

Personne 1 : - Hum, il fait un peu frisquet… Brrrr. J’ai froid!
Personne 2 : - Ah? Ben pourtant, MOI, je suis bien! Même que je trouve qu’il fait chaud!

Personne 1 : - Je ne sais pas ce qu’il y avait dans ce tacos… on dirait que je le digère pas… Ouf…
Personne 2 : - Ah? Ben pourtant, MOI, j’ai mangé le même et je me sens en pleine forme!

Bon, on pourrait continuer longtemps comme ça.

Vous allez me dire que le problème, c’est que les gens ont juste à ne pas se plaindre. Vous avez un point.

Mais des fois, il faut que ça sorte, on s’entend là-dessus?

Quand vous avez, par exemple, un problème avec votre ordinateur au bureau et que vous l’énoncez, ce n’est pas dans le but que le tata à côté de vous vous réponde que sur son ordi à lui, tout va bien. Ce que vous demandez surtout, par la bande, c’est un coup de pouce.

Quand vous ne vous sentez pas bien, vous préférez sûrement un “Ah… ouin… c’est plate” pas trop convaincant à un manque de compassion total de votre compagnon qui lui, vous indique qu’il se porte à merveilles.

C’est une manie très courante qui me tape sur les nerfs et depuis que je la remarque, je fais tout en mon pouvoir pour ne pas répéter la tendance. À défaut de savoir quoi répondre, je dis souvent à mon interlocuteur que ne sachant quoi dire d’intelligent, je préfère me taire.

Aidez-moi à trouver un nom à cette manie que j’exècre qui est de toujours tout ramener à soi en se foutant complètement de son interlocuteur.

Je-me-moi ou me-myself-and-I sont déjà pris. ;)


Une tape dans le dos

Lundi, 5 mai 2008

Pour ceux qui n’étaient pas déjà au courant, la Fêlée organise un gala de blogueurs.

Je n’en avais pas parlé avant parce que moi, honnêtement, j’ai de la misère avec la compétition. Je sais que c’est organisé dans toutes les bonnes intentions du monde mais je ne sais pas, il y avait quelque chose qui me mettait un peu mal à l’aise là-dedans alors… Bon.

Par contre, il semblerait que ça ne vous a pas empêché de me mettre en nomination dans plusieurs catégories du gala et veut veut pas, c’est comme une belle tape dans le dos. :D

Quand j’ai ouvert ce blogue, il y avait plusieurs idées que je voulais partager avec vous, lecteurs curieux. Cependant, je n’aurais jamais cru que vous seriez si nombreux à venir zieuter par ici au quotidien. Je vous en remercie grandement.

Alors, c’est en toute simplicité que je vous incite à aller voter pour moi, si ça vous dit…

Sinon, peu importe la suite des événements, je continuerai avec plaisir d’alimenter votre voyeurisme, qu’il soit unique, quotidien, hebdomadaire ou mensuel ;)

chfelee


Ouf!

Lundi, 5 mai 2008

Vendredi dernier, je vous avais promis de revenir sur le projet de loi des Conservateurs qui faisait passer l’âge de consentement sexuel de 14 à 16 ans.

Par contre, le débat a eu lieu dans les commentaires du dernier billet. Je remercie tous ceux qui y ont participé, c’était vraiment intéressant de vous lire, très prenant aussi. Une mention spéciale à Reblochon qui y a contribué particulièrement beaucoup (si on peut dire une telle chose!) et de façon très pertinente.

J’y reviendrai probablement un jour mais là, je me sens un peu vidée. ;)


Il y a 7 ans…

Vendredi, 2 mai 2008

…Je perdais ma virginité.

J’avais 15 ans.

Oh! Détrompez-vous immédiatement, je n’ai aucunement l’intention de commencer à vous raconter en long et en large l’historique de ma vie sexuelle. Ça serait plutôt déplacé, d’autant plus qu’au moins mon père et mes beaux-parents lisent ce blogue.

À l’époque, je fréquentais un jeune homme de 20 ans.

Avant de le juger, je tiens tout de même à préciser que le jeune homme en question était bien loin de l’image qu’on se fait des méchants gars de 20 ans qui aiment se taper des jeunes filles. Avec le recul, il était très loin de l’homme idéal mais c’était tout sauf un garçon mal intentionné. J’étais très mature pour mon âge et lui l’était très peu pour le sien alors… Bref.

Évidemment, mes parents n’en savaient rien jusqu’au jour où l’une des autorités parentales décida de jeter un coup d’oeil à mon journal intime, apprenant par le fait même que sa petite adolescente jusque là parfaite et sans tache était devenue, si on peut s’exprimer ainsi, une femme depuis peu.

Bon, à ce moment-là, ils ne voyaient pas ça comme ça. J’étais plutôt devenue pour eux un symbole de putasserie.

Je vais vous épargner les détails de l’orage qui a sévit quand je suis rentrée à la maison le jour où ils ont fait cette découverte. Je crois sincèrement, encore aujourd’hui, que c’est le pire moment que j’ai passé de toute ma vie. Avec le recul, je comprends qu’ils aient pu réagir fortement… mais jamais dans les proportions démesurées que ça a pu prendre.

Tout ça pour dire que, pour résumer la chose, à leurs yeux, le jeune homme en question était le pire écoeurant, le pire criminel qui ait pu exister sur la Terre. Et puis le salaud, il allait payer pour ce qu’il avait fait.

L’autorité parentale a contacté, par téléphone, la police ou la DPJ, je ne me rappelle plus très bien. Quoi qu’il en soit, la personne à l’autre bout du fil les a informé que leur plainte n’était pas valide étant donné que leur fille avait 15 ans, qu’elle était consentante et que la loi stipulait que l’âge de consentement sexuel était de 14 ans au Canada.

Je le savais déjà mais ce fût tout de même un soulagement énorme pour moi au sein de cette tempête de savoir que mon copain de l’époque ne passerait pas la nuit “en-dedans”.

Par contre, il semblerait que si cet épisode s’était déroulé hier ou dans les jours à venir, ça se serait passé différemment.

Je vous laisse méditer là-dessus et je vous reviens d’ici lundi avec un texte argumentatif vous expliquant de façon rationnelle pourquoi je suis totalement contre cette loi qui a été adoptée hier, faisant passer l’âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans.

Disons que pour vous donner un avant-goût, je considère que cette loi est tout simplement criminelle et complètement déconnectée de la réalité.